Les soeurs de la lune, tome 1 : Witchling, Yasmine Galenorn

Les soeurs de la lune : Witchling
Yasmine Galenorn, américaine. // 2009 – 351 pages – Ed. Milady  // Catégorie – Fantasy.
Couverture Les soeurs de la lune, tome 1 : Witchling
Synopsis.
Nous sommes les sœurs D’Artigo : mi-humaines, mi-fées, agents de la CIA d’Outremonde. Etre une fée dans votre monde confère bien des avantages : nous sommes plutôt bien perçues, contrairement à nos congénères un peu moins, disons… sexy. Malheureusement, notre ascendance nous joue parfois des tours. Quand elle panique, ma sœur Delilah se transforme en chat. Menolly, elle, est un vampire qui tente de s’adapter à sa condition. Quant à moi ? Je suis Camille… une sorcière. Sauf que ma magie est aussi imprévisible que la météo, et ça, mes ennemis vont l’apprendre à leurs dépens !
l’avis. 

Cela faisait déjà un an que j’avais lu ce livre, que j’avais d’ailleurs reçu dans le cadre d’un SWAP d’halloween organisé sur Livraddict. Et comme dernièrement j’ai eu l’envie de commander la suite des aventures des trois fées/humaines, j’ai finis par remettre ce livre à l’ordre du jour histoire tout de même de me replonger dans l’univers. Oh surprise juste à cette période là s’organise, toujours sur Livraddict, une lecture commune organisée par Candyshy. C’était donc partie pour l’aventure. Bon par contre, j’ai deux jours de retard pour l’écriture de mon billet. Mais bon, l’important c’est de participer comme on dit.

De manière générale, il s’agit d’un livre que j’apprécie assez, ce n’est certainement pas le meilleur mais pas le pire non plus. L’écriture de l’auteure est fluide, pas de raccrochage à ce sujet, et il n’y a pas forcément de perte de temps à cause d’un déséquilibre entre description de paysage et dialogues. Justement les dialogues, si je devais faire un commentaire à ce sujet, je dirais que par moment certaines paroles pouvaient paraître être de trop. Cela avait tendance à me faire penser à des conversations totalement calculées, voire venant d’une mauvaise pièce de théâtre. Disons que parfois cela pouvait donner l’impression de manquer de spontanéité, bien que je doive reconnaître tout de même qu’il y avait beaucoup de réel dans les échanges entres les personnages. Pas de fioritures inutiles au moins.

Pour ce qui est de l’ambiance du livre, elle m’a d’emblée séduite. Le côté magique a bien entendu fait le plus gros du travail mais il règne à travers les pages une certaine bonne humeur malgré les sombres aventures des personnages. Souvent cela porte à rire. Mais je suppose que cela doit être dû du fait du caractère de la narratrice qui se trouve être Camille la mi-sorcière dans ce tome là (si j’ai bien compris la narratrice change à chaque livre et alterne entre les trois soeurs!). Du coup, puisque c’est Camille qui raconte l’histoire, pas mal de détails ont tendance à tourner autour du superficiel, de l’apparence, de sa poitrine généreuse ou bien encore du sexe. Souvent du sexe d’ailleurs. A ma première lecture cela avait eu le don de me destabiliser un petit peu tout simplement parce que je ne m’y attendais pas. Pour une deuxième lecture cela ne m’a pas choqué outre mesure, c’est dans le personnage, c’est d’ailleurs selon moi un parti prit intéressant de la part de l’auteure qui ne s’est pas imposée de limites quant au ressenti de son personnage.

Alors parlons en un peu des personnages. Le livre fourmille de personnages aux dons plus différents les uns que les autres. Pour la peine je me retrouve avec des tonnes de personnages préférés ne serait-ce que pour la particularité de leur race. Les garous d’ailleurs m’intriguent pas mal. Je me demande si dans les prochains tomes apparaîtront des garous autres que des loups ou des chats. J’ai bien aimé aussi les esprits de la nature attaché aux fleurs : les floraèdes, même si je pense que pour mon attrait pour le personnage soit grandement dû au fait qu’il s’agissent d’un des méchants de l’histoire. Morio, le démon renard venu du Japon me plait assez également, autant pour ses pouvoirs que son caractère. Je suis bien curieuse de savoir comment va se débrouiller Camille coincée entre lui et le Svartan Trillian, dont soit dit en passant la race me plait aussi. La Grand Mère Cotoye en tant qu’obervatrice et liseuse de l’avenir fait elle aussi partie de mes préférée, ainsi que le fait qu’il faille absolument la payer pour pouvoir profiter de ses services. Enfin il y a bien quelques personnages qui m’ont plu pour leur caractère ou leur histoire personnelle. Comme Titania la Reine de fées tellement attachée à son monde qu’elle en a perdu à la tête, Flam le dragon (en fait j’aime tout chez lui, ce n’est pas compliqué, j’espère qu’il aura plus d’importance par la suite), Mellony dont le caractère acerbe me fait doucement sourire, Iris l’esprit de la maison et Maggie la petite gargouillle.

Une trippotée de personnages et encore je ne les cite pas tous ! Cela dit, il n’y pas de confusion entre chaque personnages.

Cette lecture reste donc un souvenir agréable dans mon esprit. Et pour le coup, si j’ai envie de lire la suite, c’est plus pour en apprendre plus sur la manière de penser des autres soeurs que pour l’histoire. Finalement l’histoire n’est pas ininteressante, au contraire, mais les personnages me semblent occuper une sacrée part de terrain dans cette aventure, et à la fois ce n’est pas plus mal, ainsi c’est bien eux qui fasconnent l’histoire sans seulement la subir comme on a tendance à trop souvent le rencontrer dans ce genre de littérature.

entre les pages.

« – Qu’est-ce qu’elle t’as dit ? s’enquit-il.
– Hum…
Elle chercha désespérement un mensonge crédible, en vain. Elle fit craquer les jointures de ses doigts.
Daniel posa un main sur la sienne.
– Je déteste quand tu fais ça.
Luce eut un mouvement de recul. A ce contact furtif, elle rougit. Il voulait dire par là qu’il ne supportait pas la petite manie qu’avaient certains de faire craquer leurs jointures , sans doute. Car sinon, cela impliquerait qu’il l’avait déjà vu faire, et c’était impossible : il ne la connaissait presque pas. Dans ce cas pourquoi avait-elle le sentiment qu’ils avaient déjà eut cette querelle ? »

« Il l’enlaça. Le souffle court, elle sentit leurs corps se fondre l’un dans l’autre, jambe contre jambe, hanche contre hanche. Daniel l’immobilisa contre la rambarde, sans interrompre une seule fois le contact de leurs lèvres. C’était un rêve…
Enfin, il se mit à la couvrir de baiser. Légèrement, d’abord, avec des petits claquements subtils et irréversibles, puis plus tendrement, sur la joue en glissant jusqu’au cou. Elle gémit et rejeta la tête en arrière. En le sentant tirer un peu sur ses cheveux, elle rouvrit les yeux et aperçu les premières étoiles dans le ciel nocturne. Jamais elle ne s’était jamais sentie aussi proche du paradis. »

« – Rien qu’un baiser…, concéda-t-elle.
Aussitôt, il plaqua ses lèvres contre les siennes. Son deuxième baiser en deux jours. Alors que celui de Daniel était avide, presque désespéré, celui de Cam était doux, trop parfait, comme s’il s’était entraîné sur une centaine de filles avant elle.
»

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Passion, Lauren Kate

Passion
Lauren Kate, américaine. // 2011 – 394 pages – Ed. France Loisirs  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Couverture Damnés, tome 3 : Passion
Synopsis.
Bien avant qu’ils se soient rencontrés à Sword & Cross, avant même qu’ils aient à lutter contre les Bannis, Luce et Daniel avaient déjà vécu mille vies. C’est pourquoi Luce, cherchant désespérément à trouver comment déjouer la malédiction qui condamne son amour, doit à tout prix revisiter ses différentes réincarnations. Et lorsqu’elle plonge à l’aveugle dans un Annonciateur, elle n’a aucune idée d’où cela la conduira. Sa seule certitude est qu’elle doit le faire. La jeune fille part donc sur les traces de ses vies passées, traversant cinq mille ans d’histoire et autant de lieux différents, afin de comprendre ce qui préside à son destin. Au fil de ses pérégrinations, elle parvient à recueillir des éléments qui pourraient enfin l’aider à modifier le cours de sa vie. Mais Daniel la poursuit et l’empêche à chaque fois de réécrire son histoire.
Combien de fois devra-t-elle mourir sans mettre cette passion à l’épreuve ? Lancé dans une course-poursuite flamboyante et romantique, le couple réussira-t-il à trouver dans le passé les clés qui lui permettront de modifier son avenir ?
l’avis. 

Et c’est parti pour mon avis sur le troisième tome de la saga. Je ne m’en lasse pas encore, et en plus Passion est de loin mon préféré sur les trois. Dans ce livre, Luce voyage via les annonciateurs à travers ses vies antérieures dans le but de mettre une raison sur la malédiction qui l’unit à Daniel. J’ai particulièrement adoré cette façon de remonter progressivement dans le temps, de voyager aisément à travers les époques, mais aussi cette manière qu’avait l’auteure à se réapproprier l’Histoire.

Du coup niveau personnages, on a le droit à une tripotée de Daniel et de Lucinda différents. Même si j’avoue que les différentes versions de Luce m’ont parut vraiment changer par rapport à celles de Daniel. J’ai été touchée par la première Luce que l’ont découvre, la russe sauvée de la guerre par sa combustion spontanée. La jeune infirmière en Italie, m’a paru fraiche et naïve, elle me plaisait bien aussi. Lucinda Biscoe fait partie de mes préférées du fait de son caractère de petite peste mal léchée (précisons aussi que le Daniel de cette époque m’a bien plu sous ses traits d’artiste peintre). La Lucinda dans le rôle de la princesse de Savoie doit être la seconde que je préfère, suivi de la Lucinda du temps de Shakespeare (d’ailleurs cette partie de l’histoire m’a étrangement fait penser au film Shakespeare in love). Et enfin l’histoire d’Ix Cuat (oui oui c’est toujours Luce) m’a plu ne serait-ce que de part sa naissance maudite et sa mise en scène de sa mort, sans parler du fait qu’il s’agisse d’une maya. D’ailleurs l’auteure en a profité pour faire un clin d’oeil à la fameuse fin du monde qui approche.

Un seul autre personnage à part Lucinda m’a d’emblé attiré. Bill « la gargouille ». Ce petit guide personnel qui offre ses services à Luce pour l’aider dans ses voyages. Je l’ai encore plus aimé quand à la fin il dévoile sa vraie nature. Un bon petit personnage comme je les aime celui-là.
Pour ce qui est des personnages que l’on a vu à travers les tomes précédents, ils ne sont pas tellement présents c’est surtout Luce qui tient le beau rôle avec Bill, et en petite partie Daniel. Par contre, j’en ai appris un peu plus sur Cam et par la même occasion sur la relation Cam et Daniel. Je l’aime de plus en plus ce petit Cam, tout comme la certaine Lilith d’ailleurs.

Pour ce qui est du contenu de l’histoire. Lancé sur le tas je commencerais par dire que j’ai trouvé orignal le principe de la troisième dimension, cela donnait bien plus d’intérêt à certains des voyages dans le passé. Sinon, j’ai enfin pu mettre des réponses sur pas mal de mes questions. Autant dire que la malédiction devient presque compréhensible dans son sens le plus global (et j’adore son mode de fonctionnement). Et en prime on a le droit à la petite histoire du monde des anges. En fait, c’est le dénouement de fin. J’ai été très agréablement surprise par le final, qui m’a donné bien plus envie de lire la suite de la saga. J’avais déjà bien apprécié les revisites de l’Histoire de l’auteure, mais je dois dire que l’Histoire des anges m’intrigue bien plus. Je suis assez curieuse de savoir jusqu’où elle est allée. D’autant plus que d’après ceux qui l’ont déjà lu en version originale, le final semble assez explosif et déroutant.

entre les pages.

«– Elle me demande ce qui se passe ! s’exclama Bill en lui touchant l’épaule. Le plus grand bal depuis la mort du Roi Soleil, rien que ça ! Et peu importe que l’évènement soit donné par con boutonneux de fils. Il aura lieu dans une immense salle de bal du château de Versailles, et toute la cours sera présente.
Luce haussa les épaules. Un bal, d’accors, mais quel rapport avec elle ?
– Je vais être plus clair, reprit Bill. Tout le monde sera là, y compris Lys Virgila. La princesse de savoie, ça te dit quelque chose ? (Bill se posa sur son nez) C’est toi ! »

« – Ix qui ?
– Ix Cuat. Cela signifie « petit serpent ».
Bill la vit changer d’expression.
– C’est un terme affectueux dans la culture maya.
– Tout comme se faire empaler la tête sur un piquet est un honneur ?
Bill leva les yeux aux ciel.
– Ne sois pas si ethnicentrique ! Ta propre culture n’est pas supérieure aux autres.
– Je sais ce que le mot ethnocentrique signifie ! répliqua-t-elle en glissant le serre-tête dans ses cheveux sale. Mais je ne me sens pas supérieuse. Je dis juste qu’avoir la tête plantée sur un piquet ne me tente pas du tout.
Un léger bourdonnement vibra dans l’air, comme un roulement de tambour, au loin.
– Voilà tout à fait le genre de propos que tiendrait Ix Cuat ! Tu as toujours été un peu à la traîne.
– C’est-à-dire ?
– Eh bien, toi, Ix Cuat, tu es née durant le Wayeb, à savoir les cinq jours de la fin de l’année maya, qui font l’objet de bien des superstitions parce qu’ils n’ont pas leur place dans le calendrier. Un peu comme nos années bisextiles. Naître durant cette périose est de mauvais augure. Personne ne s’est donc étonné de te voir rester vieille fille.
– Vieille fille ? répéta Luce. Je croyais que je ne dépassais jamais vraiment l’âge de dix-sept ans…
– Dix-sept ans, à Chichén Itza, c’est très vieux, expliqua Bill en voletant.»

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Vertige, Lauren Kate

Vertige
Lauren Kate, américaine. // 2011 – 444 pages – Ed. France Loisirs  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Couverture Damnés, tome 2 : Vertige
Synopsis.
Tout juste sortie du cauchemar de Sword & Cross où anges et démons se sont entre-déchirés, Luce a dû se séparer quelques jours de Daniel… Folle de joie à l’idée de le revoir, elle apprend avec désespoir que leurs retrouvailles seront brèves. Daniel doit en effet traquer les Bannis, des immortels, qui cherchent à la tuer. En attendant, il la place en sûreté à Shoreline, un lycée huppé près de San Francisco, d’où elle ne doit pas sortir. Elle entre dans la section des « Néphilim », des descendants d’anges aux pouvoirs particuliers, et fait la connaissance de Shelby, Dawn, Jasmine et Miles, un garçon charmant. Là, Luce apprend aussi que les « ombres » qui la terrorisaient, en réalité des Annonciateurs, pourraient l’aider à découvrir ses vies antérieures. Daniel s’entêtant à ne rien lui révéler de son passé, Luce veut comprendre ce qui l’empêche de vivre pleinement son amour et cherche corps et âme à déjouer la malédiction qui s’acharne sur elle.
l’avis. 

A peine terminé le premier tome de la saga Damnés, j’ai entamé le second puisque je l’avais sous la main. Et il faut dire que j’étais bien curieuse de savoir la suite.

Alors pour ce qui est des personnages que j’ai adoré c’est un couple ange/démon qui détient la palme. Des enseignants de Shoreline, la directrice Francesca et le professeur Steven. Elle est l’ange, il est le démon. Leur amour est conflictuel, mauvais et à la fois une chose immuable. Un peu tout ce que j’aime dans ce genre de littérature. Bon par contre, pas de surprise, dans le couple c’est bien entendu Steven qui a mes faveurs. J’ai particulièrement aimé le fait qu’il donne des conseils à Luce la menant à réaliser des actes interdits. Ensuite, ce sont les Annonciateurs qui m’ont particulièrement plu. Ainsi, on apprend qu’il ne s’agit pas que d’oiseaux de mauvaises augures sans utilité réelle, (attention spoiler) mais il s’agit, entre autres fonctions, de passage à travers le temps. Des portes vers le passé. Le principe de façonner cette ombre pour en créer, par exemple, une porte m’a semblé être une bonne idée. Les autres personnages ont de l’intérêt et sont attachants, mais ils ne m’ont pas attirés plus que ça. Pourtant, les propos de Shelby m’intriguent, et le personnage de Miles également, même si pour ce dernier je me demande s’il était nécessaire. La suite me le dira.

Dans ce livre on en apprend un peu plus sur le mode de vie des anges; Ne serait-ce qu’à travers l’académie Shoreline, et ses cours sur les Annoncieurs ou ceux d’escrime (qui soit dit en passant m’ont bien fait plaisir ! ). Autant dire que ce sont là des détails que j’ai apprécié, au moins autant que la caste des bannis. Ces ange qui ont refusé de revenir vers le paradis et devenu aveugles.

Par contre au niveau de l’histoire c’est assez plat je dois dire. Certes il y a une trêve entre le clan des anges et « démons », mais il y a aussi celui des Bannis qui entre désormais en compte. Et tout le monde veut Luce. Pourquoi demeure le grand mystère. Luce semble donner l’impression de chercher après Daniel tout au long du livre. J’avoue qu’au bout d’un moment cela peut paraître lassant, heureusement qu’elle a un grain de jugeote et qu’elle ne l’attend pas sans rien faire, se contentant de se morfondre sur son triste sort (comme le fait volontiers une désormais célèbre héroïne dont je tairais le nom :p ) .

Pour en venir à la fin parlons de la grande scène finale. Encore une bataille. Je dois dire que l’ai senti venir d’avance. Mais la fin demeurait une surprise, ce qui en soit est une bonne chose. Du coup, cela m’a donné très envie de commencer de troisième tome. Cette fois-ci Luce part explorer ses vies antérieures pour essayer de comprendre. Là ça m’intéresse ! J’espère être un peu moins déçue, parce qu’il y a de quoi explorer avec un tel thème.

entre les pages.

« De toutes évidences ses profs étaient des experts. Le soleil faisait étinceler leurs armes et leurs combinaisons blanches renforcées. Leurs peids se déplaçaient avec une telle grâce qu’ils semblaient danser. Les épaisses boucles blondes de Francesca cascadaient sur ses épaules tandis qu’elle tournoyait autour de Steven.
Tous les deux afficahients un air déterminés. Après ces premiers touchées, ils se retrouvèrent à égalté. Sans doute commençaient_ils à fatiguer, car cela faisait dix minutes qu’ils n’avaient pas marqué. Leurs mouvements étaient si vifs que leurs larmes disparaissaient au profit d’un léger boudonnement et du tintement du métal.
Des étincelles de mirent à jaillir à chaque contact ; d’amour ? de haine ? sans doute les deux.
[…]
Soudain une clameur s’éléva dans l’assistance Luce avait raté l’instant crucial. Francesca plant la pointe de son épée dans la poitrine de Steven , tout près du cœur, si bien que la lame se courba. Ils demeurèrent tous les immobiles, à se regarder dans les yeux. Cela faisait-il aussi partie du spectacle ?
– En plein coeur, déclara Steven
– Comme si tu avais un, raille Francesca. »

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Damnés, Lauren Kate

Damnés
Lauren Kate, américaine. // 2010 – 438 pages – Ed. de Noyelles  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Synopsis.
Lorsque Luce rentre à Sword & Cross, un lycée d’éducation surveillée, elle est d’emblée attirée par le ténébreux Daniel. Dans cet endroit sinistre où les portables sont interdits, où les élèves ont un passé lourd et où des caméras surveillent les moindres faits et gestes de chacun, Daniel devient une obsession. Mais le jeune homme évite Luce, qui est aussi courtisée par Cam, un beau brun aux yeux verts. Malgré sa fascination pour Daniel, Luce n’arrive pas à résister à Cam. Ce dilemne pertube la jeune fille , déjà destabilisée par la présence d’ombres, qui la poursuivent et l’inquiètent depuis l’enfance. Tout est conçu pour que l’ordre règne à Sword & Cross, pourtant ce lieux deviendra le théâtre de drames troubles et mystérieux…
l’avis. 

Encore un livre que l’on m’a prête et conseillé de lire, pour son thème fantastique. J’avais quelques appréhensions avant d’en commencer la lecture. Ne serait-ce qu’en lisant la quatrième de couverture qui se contente d’un : Mon ange, ma malédiction. Ca y’est je me voyais embarquée dans une histoire à la Twilight, amour interdit et tout ce qui va avec. Ensuite le résumé du livre. Une fille tirallée entre deux garçons. Tiens c’est marrant ça sonne assez Le journal d’un Vampire ou Twilight tout ça. Effectivement, il y a pas mal de ressemblances. Sauf qu’il n’est pas question de vampires mais d’anges.

Globalement le livre se lit très bien. L’écriture est fluide et simple. D’où une lecture rapide. Au niveau de la structure du scénario, il est vrai que l’on se demande assez rapidement qui est qui, pourquoi tous ses personnages, pourquoi cette école, pourquoi toutes ces attirances. Autant dire que pour le coup j’ai eu l’impression de me retrouver dans l’esprit de Luce qui elle non plus ne comprend pas grand chose à ce qui lui arrive. Une héroïne proche du commun des mortels ce que ça peut faire du bien parfois. J’avoue que dans ce premier tome il n’y a pas tellement de rebondissements avant d’arriver sur les deux derniers chapitres, voire le dernier chapitre avant l’épilogue. J’aime assez moyennement ce genre de parti pris dans l’écriture d’un livre. Certes les éléments sont placés au fur et à mesure, mais tout se dénoue sur la fin. Ce n’est pas tellement ce que je préfère. Par contre, là où l’auteure a bien géré son écriture c’est que sur la fin on en comprend encore moins qu’au début. Toutes les révélations sur les personnages prêtent à confusion, les relations qu’on leur découvre également, quant aux propos qu’ils tiennent, on entre dans le monde des anges. Là-dessus elle a bien joué, on a forcément envie de lire le second tome si l’on a un minimum accroché.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, elle reste assez banale sur les trois quarts du livre. Une jeune étudiante en quête d’identité à qui il lui arrive des faits étranges inexpliqués et qui joue la girouette entre deux jeunes garçons séduisants. Evidemment, il n’y a pas que ça. Attention spoiler. J’ai aimé apprendre et comprendre le fait qu’elle n’en était à sa première vie. Le principe de la réincarnation m’a bien plus. Ne reste qu’à savoir quand on en saura plus sur ses anciennes vies. J’ai bien aimé aussi le décor, bien que le côté sombre de la chose semble un maximum exagéré. Mais j’aimerais bien me rendre à Sword & Cross ne serait que pour admirer la piscine creusée dans l’ancienne piscine. Ca doit très certainement valoir le détour !

Niveau personnages. J’ai accroché à l’héroïne, j’aime sa place dans son histoire, elle n’est pas excessive caractériellement, elle me plaît. Ensuite, j’ai d’emblée aimé le personnage de Cam. Je l’ai même largement préféré à Daniel, et si j’avais dû faire un choix dès le départ ça aurait été Cam. D’ailleurs je préfère toujours Cam. Comme quoi j’ai un attracteur à « méchant ». Oui parce que finalement, le bien et le mal la frontière est mince, c’est le genre d’idée qui revient assez souvent de le livre. J’ai rapidement adhérer au côté déjanté d‘Arrianne, j’étais même un peu déçu qu’elle ne reviennent pas assez souvent dans le livre. Autre personnage qui m’a bien plus, Mlle Sophia. Je ne veux pas non plus en dire trop sur elle, mais encore une fois ce n’est presque pas étonnant qu’elle m’est séduite. Et enfin, Penn. Je n’aime pas tellement la tournure que prend son destin dans l’histoire, je n’ai pas tellement l’impression que cela rajoute du dramatique à l’histoire. Mis à part continuer à isoler Luce de ses amis normaux encore un peu plus. Pour ce qui est de ceux que j’ai moins apprécié, mis à part Callie son ancienne meilleure amie avant d’être placée à Sword & Cross rien à déclarer.

En somme une lecture bien sympathique. Qui m’a donné envie de lire la suite. A la fois j’avais le second tome à portée de main pour une durée limitée, donc étant du curieuse de nature je me suis laissée emporter !

entre les pages.

« – Qu’est-ce qu’elle t’as dit ? s’enquit-il.
– Hum…
Elle chercha désespérement un mensonge crédible, en vain. Elle fit craquer les jointures de ses doigts.
Daniel posa un main sur la sienne.
– Je déteste quand tu fais ça.
Luce eut un mouvement de recul. A ce contact furtif, elle rougit. Il voulait dire par là qu’il ne supportait pas la petite manie qu’avaient certains de faire craquer leurs jointures , sans doute. Car sinon, cela impliquerait qu’il l’avait déjà vu faire, et c’était impossible : il ne la connaissait presque pas. Dans ce cas pourquoi avait-elle le sentiment qu’ils avaient déjà eut cette querelle ? »

« Il l’enlaça. Le souffle court, elle sentit leurs corps se fondre l’un dans l’autre, jambe contre jambe, hanche contre hanche. Daniel l’immobilisa contre la rambarde, sans interrompre une seule fois le contact de leurs lèvres. C’était un rêve…
Enfin, il se mit à la couvrir de baiser. Légèrement, d’abord, avec des petits claquements subtils et irréversibles, puis plus tendrement, sur la joue en glissant jusqu’au cou. Elle gémit et rejeta la tête en arrière. En le sentant tirer un peu sur ses cheveux, elle rouvrit les yeux et aperçu les premières étoiles dans le ciel nocturne. Jamais elle ne s’était jamais sentie aussi proche du paradis. »

« – Rien qu’un baiser…, concéda-t-elle.
Aussitôt, il plaqua ses lèvres contre les siennes. Son deuxième baiser en deux jours. Alors que celui de Daniel était avide, presque désespéré, celui de Cam était doux, trop parfait, comme s’il s’était entraîné sur une centaine de filles avant elle.
»

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Le trône de fer, l’intégrale 1, George R.R. Martin

Le trône de fer, l’intégrale 1
George R.R. Martin, américain. // 1996 – 785 pages – Ed. J’ai lu  // Catégorie – Fantasy.
Synopsis.
Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière Nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeur des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s’en sortiront indemnes…
l’avis. 

Discussion dans un bar avec un ami de la promo, j’entends le nom du livre, ça fait « tilt » dans mon esprit, et voilà que quelques jours après je me fais prêter le livre. J’en avais entendu parlé depuis un bout de temps, que ce soit par les addicts des livres ou des séries, et à la vue du thème de cette saga j’étais assez tentée de me lancer dans l’aventure. Chose faite. Je dois dire que je ne regrette pas du tout.

Comme je m’y attendais l’ambiance du livre ne m’a absuloment pas déplu. Du sombre, de la fantasy, des relations alambiquées. Et une histoire qui semble extrêmement bien ficelée aussi bien que compliquée tellement elle foisonne de rebondissements. Pour le coup niveau histoire, il vaut mieux avoir de la mémoire et être bien accroché parce qu’au fur et à mesure des pages on se rend compte ce dans quoi on vient de mettre les pieds.

Le livre est un pavé, il ne faut pas se mentir. Cela dit l’écriture de l’auteur permet de mettre entre parenthèses ce léger détail. Il faut dire que l’on est bien servi niveau scènes d’actions, intrigues, personnages. Mais aussi et cela vaut le coup de le dire je trouve : les descriptions. Généralement, je suis vite lassée par l’écriture en ce qui concerne les lieux. Cette fois-ci c’est comme qui dirait passé comme une lettre à la poste, ce qui rend ainsi la lecture d’autant plus agréable, car il est plus facile de se rendre compte des décors dans lesquels les personnages évoluent.

Justement les personnages. Je crois que toutes les personnalités sont représentées, tellement ils sont nombreux. Autant dire que si vous n’avez pas la mémoire des prénoms cela risque d’être compliqué de s’y retrouver. Surtout si en plus comme moi, vous commencez à lire ce livre et à faire une pause pour cause d’emploi du temps trop chargé. Cependant, une fois passée outre cette barrière et les familiarités lancées avec ces personnages cela devient tout de suite plus prenant. J’aime toutes ces alliances cachées ou clairement déclarée entre les grandes familles dirigeantes, ces guerres qui durent depuis des décennies si bien que s’en est une tradition.

Bien sûr parmi les personnages j’ai mes petits préférés. Le cynique et pervers Tyrion Lannister m’a directement plus. Dès que l’histoire était raconté de son point de vue je passais réellement un très bon moment. De plus, je pense bien que son statut par rapport à sa famille pourrait faire de lui un personnage pour le moins surprenant, en tout cas je l’espère bien parce qu’il me plait beaucoup ce nain. Ensuite, j’ai eu un coup de coeur pour la personnalité et le personnage de Daenerys. Le descendante du dragon, l’héritière oubliée du trône de fer, et je m’arreterais pour ne pas trop en divulger concernant son parcours. C’est un personnage dont la force de caractère me touche énormément. Evidemment, je n’ai pas pu passer à côté du Batard, John Snow. Ce personnage donne l’impression d’être en marge de l’histoire, pourtant il n’en demeure pas moins intéressant. Là encore je me demande quelles sont les surprises qu’il nous reserve le petit Snow. Pour continuer sur les rejetons Stark, j’ai assez rapidement accroché à Arya. Rien que son prénom m’a plu, ensuite sont côté débrouillard et son « Aiguille » a fait le reste.

Pour ce qui est des méchants, on est servi aussi. Et si Tyrion peut avoir tendance à en faire partie, je dois dire que son frère et sa soeur, les jumeaux Cerseï et Jaime Lannister se posent là. Machiavéliques, sans coeur, ambitieux et même incestueux. J’ai été séduite (après je vais avoir du mal à dire que je suis saine d’esprit moi). Cela dit vu l’ambiance malsaine du livre, cela n’est absolument pas choquant, parce que des scènes où le sexe est suggéré sont légions.

Je garde les meilleurs personnages pour la fin. Les loups adoptés en début de livre. Ces loups qui sont associés à chacun des enfants Stark. J’aime beaucoup l’idée. Il n’y a plus qu’à voir jusqu’où ira leur rôle dans l’histoire de leur maître.

En conclusion. Une histoire comme je les aime. Bien compliquée, bien ficelée, bien écrite. Une histoire qui donne un goût de de reviens-y. Promis j’y reviendrais.

entre les pages.

« Le reine se leva. « Et de ma propre fureur Lord Stark, demanda-t-elle d’un ton plus doux, pas un mot ? Que ne vous êtes jadis emparé de la couronne? Elle était à prendre… Jaime m’a conté, comment l’ayant trouvé juché sur le Trône de Fer, le jour de la prise de Port-Réal, vous l’aviez contraint d’en descendre. Il vous suffisait de gravir les marches et de vous assoir. Quelle erreur navrante.
– Vous ne sauriez vous figurer combien d’erreurs j’ai pu commettre, répliqua-t-il, mais je récuse celle-ci.
– Et pourtant, c’était une erreur, messire, insista Cersei. Lorsqu’on s’amuse au jeu des trônes, il faut vaincre ou périr, il n’y a pas de moyen terme.
»

« L’hiver vient. »

« Je suis le sang du dragon. »

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Quand les Dieux buvaient, tome 1 : Blanche-Neige et les lance-missiles, Catherine Dufour

Quand les Dieux buvaient, tome 1 : Blanche-Neige et les lance-missiles.
Catherine Dufour, française. // 2009 – 606 pages – Ed. Le Livre de Poche  // Catégorie – Fantasy.
Synopsis.
Tous les contes commencent par « il était une fois » et finissent pas « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Oui mais… et après ?
Et si le règne de Blanche Neige avait été une horrible dictature ? Et si le miroir magique était devenu gâteux ? Et si Peau d’Âne était tombée amoureuse du prince de Cendrillon ?
Une poignée de fées du bois de Boulogne, une bande de spectres, le père Nöel et sa fille, l’Ankou et faux, le Petit Chaperon rouge et l’affreux démon Bille Guette suffiront-ils à sauver le monde du chaos ? 
l’avis. 

Ce livre, c’est une amie qui l’a fait découvrir. Alors qu’elle lisait le second tome de la saga, elle a tenu à me faire partager les étrangetés de sa lecture, et j’ai tout de suite accroché. Le burlesque peut-être. En effet comme le prédit la quatrième de couverture, il ne faut pas s’attendre à lire un conte bien lisse, bien propre et surtout il ne faut pas s’attendre à retrouver exactement ce l’on connaît déjà. Dans ce livre, nous avons le droit à une visite en bonne et due forme de nos contes. Les princesses, les fées, les dragons, enfin les gragons, même les sept nains, rien n’est pareil. A croire que tout ce que l’on nous raconte depuis que nous sommes petits n’est que sottises. Ou bien alors on ne veut pas nous effrayer devant tant de perversité ?

Comme le dit l’auteure dans ses notes à la fin du livre, et croyez moi ce sont des explications qui valent vraiment la peine d’être lues, c’est un ouvrage qui se scinde en deux parties, autrefois deux livres différents. La première partie, les grands alcooliques divins, est selon moi la meilleure. Elle se lit tellement vite, un peu trop peut-être. Dès les premières lignes le ton est donné, impossible de ne pas esquisser un sourire, voire rire, avant d’avoir tourner la première page. On découvre, ou plutôt redécouvre, le monde des princesses et fées marraines, que de surprises ! Et puis vient la seconde partie, l’ivresse des providers. Changement de décor et d’époque. J’ai été bien moins séduite. L’action ne semble plus la même, j’étais relativement perdue au début. En fait, il ne faut pas essayer de faire un lien direct avec la partie précédente pour mieux apprécier. Mais au final, cette seconde partie est une belle surprise, une fois que vous êtes dedans et que le vocabulaire ésotérique ne vous effraie plus.

Au niveau des personnages. Je n’ai rien à dire. On a le droit à un panel d’anti-héros impressionnant. Ils ont tous leurs travers, leurs problèmes, leurs étrangetés. Aucun d’entre eux n’a le droit à la perfection pure. De toute façon, je le répète, il ne faut pas s’attendre à se retrouver plonger en pleine bataille héroïque de prince sauvant sa dulcinée. Je ne suis pas même sûre, que le prince porte un quelconque intérêt à la princesse. Et c’est cet esprit décalé qui est absolument fabuleux je trouve. Rien n’est comme on veut bien s’y attendre. C’est là que j’en arrive à l’écriture, le mode d’écriture. Là encore, il est surprenant de voir comme les vocabulaires soutenu et vulgaire peuvent coexister. Au début, c’est peut-être gênant, mais c’est juste que nous ne sommes pas habitués. Ce ne sont pas tous les auteurs qui se permettent une telle liberté dans leur écriture. Alors autant vous familiariser de suite avec les « connards », « salope », « merde », « cul » et autres vulgarités bien tournées. En temps normal, je trouve que cela gâche l’écrit, mais cela s’inscrit tellement bien dans le récit, le style de l’aventure et des personnages, que le charme n’en ai pas altéré pour autant.

En somme, c’est une bien belle découverte, malgré cette petite note sombre au niveau de la seconde partie. J’ai tout de même adoré l’univers, le premier en l’occurrence, et cette manière de revisiter les contes, ou plutôt d’en inventer une suite pour le moins inattendue et loufoque. Je lirais donc la suite de cette saga, et avec enthousiasme.

entre les pages.

« Les Uckler formaient un peuple industrieux, gai et généreux.
En général.
Ils se levaient tôt d’un air content, sifflaient en travaillant et avaient toujours un morceau de pain à donner à plus pauvre qu’eux (le quignon rassis de la veille, bien sûr, car « généreux n’est pas le neveu », comme le disait souvent la grosse Couette). Pourvu, cependant, que ce plus pauvre qu’eux soit le beau-fils de la nièce de l’oncle de leur cousin.
Ou le beau-père du neveu de leur tante par alliance.
Car les Uckler avaient un défaut : quand ils voyaient un étranger, un vrai, qui échappait à toute généalogie même de la main gauche, ils le tuaient d’abord.
Ensuite, ils ne se posaient aucune question.
Ce qui leur permettait de préserver cet équilibre psychologique qui leur faisait, au matin, le teint frais et l’air content.
Bref, c’était un foutu ramassis de salauds.
»

« C’aurait eu pu être un désastre complet, une perfection dans l’horreur, le plus fantastique génocide de mémoire de sociopathe. Bille aurait eu pu envoyer son ordre à temps.
Disons qu’il le fit.  »

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Hunger games, Tome 1, Suzanne Collins

Hunger  Games
Suzanne Collins, américaine. // 2009 – 399 pages – Ed. Pocket jeunesse.  // Catégorie – Science-fiction.
Synopsis.
Les Hunger Games ont commencé. Le vainqueur deviendra riche et célèbre.
Les autres mourront…
Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature… 
l’avis. 

Ce livre m’est venu entre les mains sous les conseils d’une amie de la fac. Confessant mon attrait pour la pschologie lorsque le thème des livres est venu sur la table la demoiselle m’a glissé le nom de Suzanne Collins, m’assurant que l’histoire devrait me plaire. D’accord. Un mois après j’achetais le livre, séduite par l’histoire de la télé-réalité, qui me faisait penser au livre d’Amélie Nothomb (un peu dans le même thème selon mes souvenirs, bah oui je ne l’ai pas lu). Alors cette lecture qu’est-ce qu’elle a donné ? 

De manière globale, je dois dire que c’est une histoire prenante. Le style d’écriture de l’auteur aidant pas mal, c’est fluide, sans construction de phrase excessivement compliquée. Très simple à lire. Après si je dois parler de l’histoire, je ne vais pas mentir, le concept ne m’a pas deçu, voire pas du tout même. L’horreur de la chose est très bien expliquée à travers l’histoire de cet nouvelle Amérique. On comprend bien comment ils en sont arrivés là, pas de soucis d’un point de vue chronologique. C’est même assez effrayant, car le cheminement n’est pas tiré par les cheveux.

Niveau personnages c’est assez bien réussi. Katniss le personnage principal me plait bien dans son caractère d’aventurière, fille qui se découvre dans un univers où elle doit lutter pour sa survie, sans parler de ses réflexions cinglantes et cyniques. Je ne m’attendais pas forcément une « histoire d’amour » en me plongeant dans la lecture, mais j’ai apprécié. Emouvant. Captivant. On se pose beaucoup de question sur le devenir de ces deux « amants maudits ». Pour rester sur les personnages, comme toujours je m’attache soit à ceux qui n’ont pas de valeurs, soit à ceux aux destins tragiques. Et bien voilà, ça n’a pas loupé. Mon personnage coup de coeur est sans hésitation : Rue. C’est d’ailleurs grâce à ce personnage que l’on rentre définitivement dans l’esprit du livre (si ce n’était pas encore le cas).

Par contre, je ne m’attendais pas forcément que le jeu soit bouclé en un seul livre. Du coup à la vue de cette fin de jeu, j’ai hâte de lire la suite, ce sera l’occasion d’explorer un peu plus ce monde effrayant mais pas dénué de sens pour autant. Pour le coup j’attends donc beaucoup de la suite. Je crains la déception.

Quoiqu’il en soit je reste sur un avis très positif sur ce premier livre de la saga. Je suis donc la vague des avis positifs. Ce qui me fait attendre avec curiosité le film qui a été annoncé. Comme d’habitude je sais que je n’aimerais pas. Les adaptions me plaisent que très rarement.

Je lirais très certainement la suite de la saga. Je veux en savoir plus. Voir l’évolution de Katniss et Gale. Je suis intriguée par Gale, plus quepar Peeta en fait. Donc affaire à suivre !

entre les pages.

« Couché sur les genoux de Prim, protecteur, se tient le chat le plus laid du monde. Il a le nez aplati, il lui manque la moitié d’une oreille et ses yeux sont couleur de vieille courge. Prim a insisté pour le baptiser Buttercup -Bouton d’Or-, sous prétexte que son poil jaunâtre lui rappelait cette fleur. Il me déteste. En tout cas, il ne fait pas confiance. Même si ça remonte à plusieurs années, je crois qu’il n’a pas oublié que j’ai tenté de le noyer quand Prim l’a rapporté à la maison. Je n’avais vraiment pas besoin d’une bouche de plus à nourrir. Mais Prim a tellement supplié, pleuré, que j’ai dû céder. Il n’a pas si mal grandi. Ma mère l’a débarassé de sa vermine, et c’est un excellent chasseur. Il lui arrive même de nous faire un cadeau d’un rat. Parfois, quand je vide une prise, je jette les entrailles à Buttercup. Il a cessé de cracher dans ma direction.
Des entrailles. Pas de crachats. C’est le grand amour.
»

« Mon caractère. C’est une nouveauté. Je ne sais pas exactement ce qu’il faut comprendre par là, mais ça laisse entendre que je suis une guerrière. Une fille courageuse. Ce n’est pas comme si je n’étais amicale envers personnes. D’accord, je n’aime peut-être pas tous ceux que je rencontre, peut-être que mes sourires sont plus rares que d’autres, mais il y a des gens que j’apprécie.  »

« Rue , vêtue d’une robe arachnéenne surmontée de deux ailes, trottine jusqu’à Caesar. Le silence se fait dans la foule à la vue de cette petite fée. Caesar se montre très gentil avec elle, la complimente pour son sept à l’entraînement, un excellent score pour une si petite fille. Quand il lui demande quel sera son principal atout dans l’arène, elle n’hésite pas.
– Je suis très difficile à attraper, dit-elle d’une petite voix fluette. Et si on ne peut pas m’attraper, on ne peut pas me tuer. Alors ne m’enterrez pas tout de suite.
»

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