Passion, Lauren Kate

Passion
Lauren Kate, américaine. // 2011 – 394 pages – Ed. France Loisirs  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Couverture Damnés, tome 3 : Passion
Synopsis.
Bien avant qu’ils se soient rencontrés à Sword & Cross, avant même qu’ils aient à lutter contre les Bannis, Luce et Daniel avaient déjà vécu mille vies. C’est pourquoi Luce, cherchant désespérément à trouver comment déjouer la malédiction qui condamne son amour, doit à tout prix revisiter ses différentes réincarnations. Et lorsqu’elle plonge à l’aveugle dans un Annonciateur, elle n’a aucune idée d’où cela la conduira. Sa seule certitude est qu’elle doit le faire. La jeune fille part donc sur les traces de ses vies passées, traversant cinq mille ans d’histoire et autant de lieux différents, afin de comprendre ce qui préside à son destin. Au fil de ses pérégrinations, elle parvient à recueillir des éléments qui pourraient enfin l’aider à modifier le cours de sa vie. Mais Daniel la poursuit et l’empêche à chaque fois de réécrire son histoire.
Combien de fois devra-t-elle mourir sans mettre cette passion à l’épreuve ? Lancé dans une course-poursuite flamboyante et romantique, le couple réussira-t-il à trouver dans le passé les clés qui lui permettront de modifier son avenir ?
l’avis. 

Et c’est parti pour mon avis sur le troisième tome de la saga. Je ne m’en lasse pas encore, et en plus Passion est de loin mon préféré sur les trois. Dans ce livre, Luce voyage via les annonciateurs à travers ses vies antérieures dans le but de mettre une raison sur la malédiction qui l’unit à Daniel. J’ai particulièrement adoré cette façon de remonter progressivement dans le temps, de voyager aisément à travers les époques, mais aussi cette manière qu’avait l’auteure à se réapproprier l’Histoire.

Du coup niveau personnages, on a le droit à une tripotée de Daniel et de Lucinda différents. Même si j’avoue que les différentes versions de Luce m’ont parut vraiment changer par rapport à celles de Daniel. J’ai été touchée par la première Luce que l’ont découvre, la russe sauvée de la guerre par sa combustion spontanée. La jeune infirmière en Italie, m’a paru fraiche et naïve, elle me plaisait bien aussi. Lucinda Biscoe fait partie de mes préférées du fait de son caractère de petite peste mal léchée (précisons aussi que le Daniel de cette époque m’a bien plu sous ses traits d’artiste peintre). La Lucinda dans le rôle de la princesse de Savoie doit être la seconde que je préfère, suivi de la Lucinda du temps de Shakespeare (d’ailleurs cette partie de l’histoire m’a étrangement fait penser au film Shakespeare in love). Et enfin l’histoire d’Ix Cuat (oui oui c’est toujours Luce) m’a plu ne serait-ce que de part sa naissance maudite et sa mise en scène de sa mort, sans parler du fait qu’il s’agisse d’une maya. D’ailleurs l’auteure en a profité pour faire un clin d’oeil à la fameuse fin du monde qui approche.

Un seul autre personnage à part Lucinda m’a d’emblé attiré. Bill « la gargouille ». Ce petit guide personnel qui offre ses services à Luce pour l’aider dans ses voyages. Je l’ai encore plus aimé quand à la fin il dévoile sa vraie nature. Un bon petit personnage comme je les aime celui-là.
Pour ce qui est des personnages que l’on a vu à travers les tomes précédents, ils ne sont pas tellement présents c’est surtout Luce qui tient le beau rôle avec Bill, et en petite partie Daniel. Par contre, j’en ai appris un peu plus sur Cam et par la même occasion sur la relation Cam et Daniel. Je l’aime de plus en plus ce petit Cam, tout comme la certaine Lilith d’ailleurs.

Pour ce qui est du contenu de l’histoire. Lancé sur le tas je commencerais par dire que j’ai trouvé orignal le principe de la troisième dimension, cela donnait bien plus d’intérêt à certains des voyages dans le passé. Sinon, j’ai enfin pu mettre des réponses sur pas mal de mes questions. Autant dire que la malédiction devient presque compréhensible dans son sens le plus global (et j’adore son mode de fonctionnement). Et en prime on a le droit à la petite histoire du monde des anges. En fait, c’est le dénouement de fin. J’ai été très agréablement surprise par le final, qui m’a donné bien plus envie de lire la suite de la saga. J’avais déjà bien apprécié les revisites de l’Histoire de l’auteure, mais je dois dire que l’Histoire des anges m’intrigue bien plus. Je suis assez curieuse de savoir jusqu’où elle est allée. D’autant plus que d’après ceux qui l’ont déjà lu en version originale, le final semble assez explosif et déroutant.

entre les pages.

«– Elle me demande ce qui se passe ! s’exclama Bill en lui touchant l’épaule. Le plus grand bal depuis la mort du Roi Soleil, rien que ça ! Et peu importe que l’évènement soit donné par con boutonneux de fils. Il aura lieu dans une immense salle de bal du château de Versailles, et toute la cours sera présente.
Luce haussa les épaules. Un bal, d’accors, mais quel rapport avec elle ?
– Je vais être plus clair, reprit Bill. Tout le monde sera là, y compris Lys Virgila. La princesse de savoie, ça te dit quelque chose ? (Bill se posa sur son nez) C’est toi ! »

« – Ix qui ?
– Ix Cuat. Cela signifie « petit serpent ».
Bill la vit changer d’expression.
– C’est un terme affectueux dans la culture maya.
– Tout comme se faire empaler la tête sur un piquet est un honneur ?
Bill leva les yeux aux ciel.
– Ne sois pas si ethnicentrique ! Ta propre culture n’est pas supérieure aux autres.
– Je sais ce que le mot ethnocentrique signifie ! répliqua-t-elle en glissant le serre-tête dans ses cheveux sale. Mais je ne me sens pas supérieuse. Je dis juste qu’avoir la tête plantée sur un piquet ne me tente pas du tout.
Un léger bourdonnement vibra dans l’air, comme un roulement de tambour, au loin.
– Voilà tout à fait le genre de propos que tiendrait Ix Cuat ! Tu as toujours été un peu à la traîne.
– C’est-à-dire ?
– Eh bien, toi, Ix Cuat, tu es née durant le Wayeb, à savoir les cinq jours de la fin de l’année maya, qui font l’objet de bien des superstitions parce qu’ils n’ont pas leur place dans le calendrier. Un peu comme nos années bisextiles. Naître durant cette périose est de mauvais augure. Personne ne s’est donc étonné de te voir rester vieille fille.
– Vieille fille ? répéta Luce. Je croyais que je ne dépassais jamais vraiment l’âge de dix-sept ans…
– Dix-sept ans, à Chichén Itza, c’est très vieux, expliqua Bill en voletant.»

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Vertige, Lauren Kate

Vertige
Lauren Kate, américaine. // 2011 – 444 pages – Ed. France Loisirs  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Couverture Damnés, tome 2 : Vertige
Synopsis.
Tout juste sortie du cauchemar de Sword & Cross où anges et démons se sont entre-déchirés, Luce a dû se séparer quelques jours de Daniel… Folle de joie à l’idée de le revoir, elle apprend avec désespoir que leurs retrouvailles seront brèves. Daniel doit en effet traquer les Bannis, des immortels, qui cherchent à la tuer. En attendant, il la place en sûreté à Shoreline, un lycée huppé près de San Francisco, d’où elle ne doit pas sortir. Elle entre dans la section des « Néphilim », des descendants d’anges aux pouvoirs particuliers, et fait la connaissance de Shelby, Dawn, Jasmine et Miles, un garçon charmant. Là, Luce apprend aussi que les « ombres » qui la terrorisaient, en réalité des Annonciateurs, pourraient l’aider à découvrir ses vies antérieures. Daniel s’entêtant à ne rien lui révéler de son passé, Luce veut comprendre ce qui l’empêche de vivre pleinement son amour et cherche corps et âme à déjouer la malédiction qui s’acharne sur elle.
l’avis. 

A peine terminé le premier tome de la saga Damnés, j’ai entamé le second puisque je l’avais sous la main. Et il faut dire que j’étais bien curieuse de savoir la suite.

Alors pour ce qui est des personnages que j’ai adoré c’est un couple ange/démon qui détient la palme. Des enseignants de Shoreline, la directrice Francesca et le professeur Steven. Elle est l’ange, il est le démon. Leur amour est conflictuel, mauvais et à la fois une chose immuable. Un peu tout ce que j’aime dans ce genre de littérature. Bon par contre, pas de surprise, dans le couple c’est bien entendu Steven qui a mes faveurs. J’ai particulièrement aimé le fait qu’il donne des conseils à Luce la menant à réaliser des actes interdits. Ensuite, ce sont les Annonciateurs qui m’ont particulièrement plu. Ainsi, on apprend qu’il ne s’agit pas que d’oiseaux de mauvaises augures sans utilité réelle, (attention spoiler) mais il s’agit, entre autres fonctions, de passage à travers le temps. Des portes vers le passé. Le principe de façonner cette ombre pour en créer, par exemple, une porte m’a semblé être une bonne idée. Les autres personnages ont de l’intérêt et sont attachants, mais ils ne m’ont pas attirés plus que ça. Pourtant, les propos de Shelby m’intriguent, et le personnage de Miles également, même si pour ce dernier je me demande s’il était nécessaire. La suite me le dira.

Dans ce livre on en apprend un peu plus sur le mode de vie des anges; Ne serait-ce qu’à travers l’académie Shoreline, et ses cours sur les Annoncieurs ou ceux d’escrime (qui soit dit en passant m’ont bien fait plaisir ! ). Autant dire que ce sont là des détails que j’ai apprécié, au moins autant que la caste des bannis. Ces ange qui ont refusé de revenir vers le paradis et devenu aveugles.

Par contre au niveau de l’histoire c’est assez plat je dois dire. Certes il y a une trêve entre le clan des anges et « démons », mais il y a aussi celui des Bannis qui entre désormais en compte. Et tout le monde veut Luce. Pourquoi demeure le grand mystère. Luce semble donner l’impression de chercher après Daniel tout au long du livre. J’avoue qu’au bout d’un moment cela peut paraître lassant, heureusement qu’elle a un grain de jugeote et qu’elle ne l’attend pas sans rien faire, se contentant de se morfondre sur son triste sort (comme le fait volontiers une désormais célèbre héroïne dont je tairais le nom :p ) .

Pour en venir à la fin parlons de la grande scène finale. Encore une bataille. Je dois dire que l’ai senti venir d’avance. Mais la fin demeurait une surprise, ce qui en soit est une bonne chose. Du coup, cela m’a donné très envie de commencer de troisième tome. Cette fois-ci Luce part explorer ses vies antérieures pour essayer de comprendre. Là ça m’intéresse ! J’espère être un peu moins déçue, parce qu’il y a de quoi explorer avec un tel thème.

entre les pages.

« De toutes évidences ses profs étaient des experts. Le soleil faisait étinceler leurs armes et leurs combinaisons blanches renforcées. Leurs peids se déplaçaient avec une telle grâce qu’ils semblaient danser. Les épaisses boucles blondes de Francesca cascadaient sur ses épaules tandis qu’elle tournoyait autour de Steven.
Tous les deux afficahients un air déterminés. Après ces premiers touchées, ils se retrouvèrent à égalté. Sans doute commençaient_ils à fatiguer, car cela faisait dix minutes qu’ils n’avaient pas marqué. Leurs mouvements étaient si vifs que leurs larmes disparaissaient au profit d’un léger boudonnement et du tintement du métal.
Des étincelles de mirent à jaillir à chaque contact ; d’amour ? de haine ? sans doute les deux.
[…]
Soudain une clameur s’éléva dans l’assistance Luce avait raté l’instant crucial. Francesca plant la pointe de son épée dans la poitrine de Steven , tout près du cœur, si bien que la lame se courba. Ils demeurèrent tous les immobiles, à se regarder dans les yeux. Cela faisait-il aussi partie du spectacle ?
– En plein coeur, déclara Steven
– Comme si tu avais un, raille Francesca. »

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Le grimoire maléfique, Béatrice Bottet

Le grimoire maléfique
Béatrice Bottet, française. // 2011 – 341 pages – Ed. Casterman // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Synopsis.
Il existe un livre maudit, écrit par le diable en personne. Sa couverture est plus noire que la nuit la plus sombre. Les mots y sont écrits en lettres de sang. Ce grimoire maléfique est caché dans une abbaye où des moines le maintiennent prisonnier. S’il en sort un jour, les pires catastrophes pourraient s’abattre sur le monde… 
l’avis. 

Un cadeau de Nöel de la part de ma petite soeur. De la jeunesse fantastique mettant en scène un livre magique, elle s’est forcément dit que cela pourrait me plaire. A dire vrai en lisant le résumé je m’étais dis aussi pourquoi pas. Et bien des mois après la réception du livre, vient la lecture.

D’emblée la manière d’écrire de l’auteure ne m’a pas plu, si bien qu’au départ j’ai lu quelques pages et il a dû rester un mois voire deux sur ma table de chevet avant que je me décide à lire de nouveau. Cela dit ce n’est pas parce que je me suis laissée quelques semaines de réflexion que l’écriture a fini par m’emballer pour autant. Je ne saurais vraiment dire ce qui ne me plait pas, peut-être le choix dans la construction des phrases, il devait y avoir une fluidité que j’ai l’habitude de rencontrer que je n’ai pas retrouvé ici. Soit.
Après le style d’écriture, l’histoire en elle-même. Il y a de l’idée, un respect de l’époque, des messages historiques véhiculés, mais le scénario est assez décevant. Même s’il est vrai que j’aime toujours lorsque l’on suit l’histoire de différents personnages qui n’ont en apparence rien en commun et dont on finit par découvrir le lien au fil de l’avancée de l’histoire. J’ai bien aimé le principe de l’abbaye des moines de Gardefoy, cette société écclésiastique chargée de garder tous objets maléfiques. Pour le coup, je serais bien curieuse de savoir quels ont été les autres artefacts en leur possession.

Pour ce qui est des personnages, pas de surprises. Un méchant ambitieux, au rire sardonique et démoniste raté sur les bords, il est sans nul mon personnage préféré. Attention spoiler. Dommage qu’il ne reste pas jusqu’à la fin. J’ai bien aimé aussi le livre en lui-même lorsqu’il essaye de tenter Jeanne pour qu’elle se serve de lui et qu’ainsi elle vende son âme au diable à travers un pacte verreux. Justement Jeanne m’a bien plus. En fait ce qu’il m’a surtout plu c’est l’histoire avec ses deux soeurs, parce (attention spoiler) Jeanne est une triplée. Trois filles totalement identiques avec comme unique signe de distinction leur couleur de cheveux. C’est certes irréel mais sympathique. Pour ce qui est du héros de l’histoire. Je n’ai l’ai pas aimé. Pas assez en relief pour ma part, malgré qu’il soit le dernier d’une famille nombreuse de nobles et que de ce fait il ne gouvernera jamais. Oh un personnage que j’ai bien aimé, c’est le vieux moine, Ernould, qui dirige l’abbaye. Vulgaire, impatient, cynique, colérique. Attention spoiler. Lui non plus il ne reste pas jusqu’à la fin.

A un moment de ma lecture, le héros (dont j’ai déjà oublié le prénom c’est pour dire combien je n’ai pas accroché à ce personnage) rencontre un viel homme qui lui dit simplement de ne pas perdre espoir dans sa quête de la recherche du grimoire parce que le grimoire au rubis lui a dit. Et là, ça a fait « tilt » dans mon esprit. L’auteure est celle de la saga du Grimoire au Rubis. A l’époque de leur sortie j’avais trouvé les couvertures attrayantes, maintenant que j’ai pu lire un de ses ouvrages je ne sais pas si j’ai très envie de me lancer dedans. J’attendrais encore un peu.

Pour terminer je vais revenir sur le point que j’ai le plus aimé dans livre. Les plans diaboliques qu’élaborent Héribaut Herbert. Son plan est de rendre le monde plus vil tout en lui faisant croire qu’il avance. Une sorte de petite comparaison à l’évolution de notre monde. Un clin d’oeil qui m’a bien fait rire et plaisir entre ces pages pour le peu décevantes.

entre les pages.

« Il fallait à peu près un an pour mettre en oeuvre un maléfice d’envergure, précis comme une mécanique, calculé dans ses moindres détails. « L’Enfer est pavé de bonnes intentions… » Comme c’était drôle, quand on y pensait. a partir d’un immense progrès de l’humanité, il introduirait méthodiquement le miniscule détail qui fausserait tout l’ensemble et conduirait à d’amusantes catastrophes, aussi inévitables que gigantesques.
Il en avait déjà monté et lancé deux, et était en train de mettre le point final à la troisième.
Le première ? Le jeune Geinsflesh – qui se ferait bientôt appeler Gutenberg – n’allait pas tarder à se faire prêter une grosse somme d’argent pour mettre au point une invention dont il avait l’idée: l’imprimerie. On pourrait écrire beaucoup plus vite, avec des caractères mobiles en métal. Finie la bonne vieille écriture à la plume. Hébert laissa éclater un rire homérique. Non seulement Gutenberg se ferait escroquer par son banquier, mais sa belle invention serait à l’origine de bien des horreurs. Les livres répandraient à tout vitesse des doctrines perverses ou absurdes et des modes d’emploi pour traquer les pauvres gens. Il y aurait beaucoup de bûchers d’innocents grâce à l’imprimerie. Le sataniste s’en pourléchait d’avance. Voilà pour commencer.
»

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Damnés, Lauren Kate

Damnés
Lauren Kate, américaine. // 2010 – 438 pages – Ed. de Noyelles  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Synopsis.
Lorsque Luce rentre à Sword & Cross, un lycée d’éducation surveillée, elle est d’emblée attirée par le ténébreux Daniel. Dans cet endroit sinistre où les portables sont interdits, où les élèves ont un passé lourd et où des caméras surveillent les moindres faits et gestes de chacun, Daniel devient une obsession. Mais le jeune homme évite Luce, qui est aussi courtisée par Cam, un beau brun aux yeux verts. Malgré sa fascination pour Daniel, Luce n’arrive pas à résister à Cam. Ce dilemne pertube la jeune fille , déjà destabilisée par la présence d’ombres, qui la poursuivent et l’inquiètent depuis l’enfance. Tout est conçu pour que l’ordre règne à Sword & Cross, pourtant ce lieux deviendra le théâtre de drames troubles et mystérieux…
l’avis. 

Encore un livre que l’on m’a prête et conseillé de lire, pour son thème fantastique. J’avais quelques appréhensions avant d’en commencer la lecture. Ne serait-ce qu’en lisant la quatrième de couverture qui se contente d’un : Mon ange, ma malédiction. Ca y’est je me voyais embarquée dans une histoire à la Twilight, amour interdit et tout ce qui va avec. Ensuite le résumé du livre. Une fille tirallée entre deux garçons. Tiens c’est marrant ça sonne assez Le journal d’un Vampire ou Twilight tout ça. Effectivement, il y a pas mal de ressemblances. Sauf qu’il n’est pas question de vampires mais d’anges.

Globalement le livre se lit très bien. L’écriture est fluide et simple. D’où une lecture rapide. Au niveau de la structure du scénario, il est vrai que l’on se demande assez rapidement qui est qui, pourquoi tous ses personnages, pourquoi cette école, pourquoi toutes ces attirances. Autant dire que pour le coup j’ai eu l’impression de me retrouver dans l’esprit de Luce qui elle non plus ne comprend pas grand chose à ce qui lui arrive. Une héroïne proche du commun des mortels ce que ça peut faire du bien parfois. J’avoue que dans ce premier tome il n’y a pas tellement de rebondissements avant d’arriver sur les deux derniers chapitres, voire le dernier chapitre avant l’épilogue. J’aime assez moyennement ce genre de parti pris dans l’écriture d’un livre. Certes les éléments sont placés au fur et à mesure, mais tout se dénoue sur la fin. Ce n’est pas tellement ce que je préfère. Par contre, là où l’auteure a bien géré son écriture c’est que sur la fin on en comprend encore moins qu’au début. Toutes les révélations sur les personnages prêtent à confusion, les relations qu’on leur découvre également, quant aux propos qu’ils tiennent, on entre dans le monde des anges. Là-dessus elle a bien joué, on a forcément envie de lire le second tome si l’on a un minimum accroché.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, elle reste assez banale sur les trois quarts du livre. Une jeune étudiante en quête d’identité à qui il lui arrive des faits étranges inexpliqués et qui joue la girouette entre deux jeunes garçons séduisants. Evidemment, il n’y a pas que ça. Attention spoiler. J’ai aimé apprendre et comprendre le fait qu’elle n’en était à sa première vie. Le principe de la réincarnation m’a bien plus. Ne reste qu’à savoir quand on en saura plus sur ses anciennes vies. J’ai bien aimé aussi le décor, bien que le côté sombre de la chose semble un maximum exagéré. Mais j’aimerais bien me rendre à Sword & Cross ne serait que pour admirer la piscine creusée dans l’ancienne piscine. Ca doit très certainement valoir le détour !

Niveau personnages. J’ai accroché à l’héroïne, j’aime sa place dans son histoire, elle n’est pas excessive caractériellement, elle me plaît. Ensuite, j’ai d’emblée aimé le personnage de Cam. Je l’ai même largement préféré à Daniel, et si j’avais dû faire un choix dès le départ ça aurait été Cam. D’ailleurs je préfère toujours Cam. Comme quoi j’ai un attracteur à « méchant ». Oui parce que finalement, le bien et le mal la frontière est mince, c’est le genre d’idée qui revient assez souvent de le livre. J’ai rapidement adhérer au côté déjanté d‘Arrianne, j’étais même un peu déçu qu’elle ne reviennent pas assez souvent dans le livre. Autre personnage qui m’a bien plus, Mlle Sophia. Je ne veux pas non plus en dire trop sur elle, mais encore une fois ce n’est presque pas étonnant qu’elle m’est séduite. Et enfin, Penn. Je n’aime pas tellement la tournure que prend son destin dans l’histoire, je n’ai pas tellement l’impression que cela rajoute du dramatique à l’histoire. Mis à part continuer à isoler Luce de ses amis normaux encore un peu plus. Pour ce qui est de ceux que j’ai moins apprécié, mis à part Callie son ancienne meilleure amie avant d’être placée à Sword & Cross rien à déclarer.

En somme une lecture bien sympathique. Qui m’a donné envie de lire la suite. A la fois j’avais le second tome à portée de main pour une durée limitée, donc étant du curieuse de nature je me suis laissée emporter !

entre les pages.

« – Qu’est-ce qu’elle t’as dit ? s’enquit-il.
– Hum…
Elle chercha désespérement un mensonge crédible, en vain. Elle fit craquer les jointures de ses doigts.
Daniel posa un main sur la sienne.
– Je déteste quand tu fais ça.
Luce eut un mouvement de recul. A ce contact furtif, elle rougit. Il voulait dire par là qu’il ne supportait pas la petite manie qu’avaient certains de faire craquer leurs jointures , sans doute. Car sinon, cela impliquerait qu’il l’avait déjà vu faire, et c’était impossible : il ne la connaissait presque pas. Dans ce cas pourquoi avait-elle le sentiment qu’ils avaient déjà eut cette querelle ? »

« Il l’enlaça. Le souffle court, elle sentit leurs corps se fondre l’un dans l’autre, jambe contre jambe, hanche contre hanche. Daniel l’immobilisa contre la rambarde, sans interrompre une seule fois le contact de leurs lèvres. C’était un rêve…
Enfin, il se mit à la couvrir de baiser. Légèrement, d’abord, avec des petits claquements subtils et irréversibles, puis plus tendrement, sur la joue en glissant jusqu’au cou. Elle gémit et rejeta la tête en arrière. En le sentant tirer un peu sur ses cheveux, elle rouvrit les yeux et aperçu les premières étoiles dans le ciel nocturne. Jamais elle ne s’était jamais sentie aussi proche du paradis. »

« – Rien qu’un baiser…, concéda-t-elle.
Aussitôt, il plaqua ses lèvres contre les siennes. Son deuxième baiser en deux jours. Alors que celui de Daniel était avide, presque désespéré, celui de Cam était doux, trop parfait, comme s’il s’était entraîné sur une centaine de filles avant elle.
»

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Tout Alice, Lewis Caroll

Tout Alice
Lewis Caroll, anglaise. // 1993 – 442 pages – Ed. GF-Flamarion  // Catégorie – Jeunesse, conte.
Synopsis.
Ce volume contient:
LES AVENTURES D’ALICE SOUS TERRE
LES AVENTURES D’ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES
DE L’AUTRE COTE DU MIROIR ET CE QU’ALICE Y TROUVA
LA CHASSE AU SNARK
ALICE RACONTEE AUX PETITS ENFANTS
ALICE A LA SCENE
UNE DEVINETTE D’ALICE
LETTRES A ALICE LIDDELL
« La Reine dit: « Qu’on lui tranche la tête! » (La phrase qu’elle prononçait toujours, quand elle était en colère.)
Et c’est pourquoi Alice répondit: « Qui se soucie de votre avis, à vous autres? Vous n’êtes qu’un jeu de cartes! »
Et c’est pourquoi ils se mirent tous très en colère, et prirent leur vol dans les airs, pour retomber tous sur Alice, comme une avalanche.
Et je pense que vous ne devinerez jamais ce qu’il arriva ensuite. Ce qu’il arriva ensuite, ce fut qu’Alice s’éveilla de son étrange songe. Et elle découvrit que les cartes n’étaient que des feuilles tombées de l’arbre, que le vent lui avait plaquées contre le visage. Ne serait-ce pas délicieux que de faire, tout comme Alice, un curieux rêve? »
l’avis. 

Alice au pays des merveilles, j’ai toujours entendu parler de cette fille qui se rendait dans son monde étrange et loufoque. D’autant que ayant pris l’habitude d’écrire à certains moments, j’avais déjà fait la comparaison avec les aventures de cette demoiselle, oui mais sans jamais avoir lu le livre. Ce qui en soit m’incommodait fort. Cela dit, très tardivement j’ai vu l’adaptation qu’en avait fait Disney, et je n’avais pas apprécié du tout. Assez frustrant pour le coup, parce que j’en attendais beaucoup de ces aventures. Et puis je suis allée voir la version de Tim Burton (on passera sur l’épisode de Monsieur Deep… Oui, oui j’essuie la bave), et là j’ai finalement décidée de lire l’histoire, parce que cette fois-ci j’avais adoré. Alors finalement j’en pense quoi ?

De manière très globale, je ne vais pas décrire l’ensemble des récits qui se trouvent dans ce livre afin de ne pas en dévoiler trop. Donc, d’un avis global, je dirais que j’ai vraiment aimé la lecture. L’auteur écrit très bien, et pour rester dans le style de l’écriture j’ai pas mal apprécié les précisions entre parenthèses qui prêtent le plus souvent à sourire. Une bonne manière de nous rappeler que nous suivons les aventures d’une petite fille candide et attachante. Alors venons-en aux personnages. Tous ont leur lot de bizarrerie. J’ai aimé (re)découvrir le Chat du Cheshire, le lièvre de Mars, le Chapelier toqué, la Reine et son roi (peut-être un des personnages les plus difficiles à cerner), et puis la Duchesse. Par contre pour ce qui est du Lapin Blanc il ne m’a pas trop marqué. Et puis bien sûr, il y a Alice. Qui dans son imperfection et ses enfantillages, est selon moi parfaite en tous points. Ce n’est pas qu’un personnage, il pourrait être une personne, le caractère est ni exagéré ni pas assez mis en avant. Ce qui n’est pas toujours le cas lorsque l’on part dans une aventure fantastique.

J’en viens ensuite à l’univers. Le titre de l’aventure est à propos : merveilleux. Cela dit, soit Monsieur Carroll était réellement dérangé, soit c’était Alice, peut-être un peu des deux qui sait. L’univers est vraiment intéressant, peut-être un peu compliqué à suivre. En effet, pas de fil logique tant dans l’histoire que l’environnement, ce qui est plaisant, puisque de la même manière que la protagoniste, le lecteur se perd lui aussi dans un monde nouveau et pour le moins surprenant. Rien ne répond aux lois normales de la nature je dirais, une fleur pourrait même nous faire la conversation.

Après pour parler du livre en lui-même, je pense que pour l’apprécier dans son ensemble sans s’en lasser il ne faut pas le lire d’un coup. Il faut lire les historiettes entrecoupées de pauses ou pourquoi pas d’un autre roman, sinon il est vrai que les redondances pourraient assez vite agacer le lecteur, surtout si en plus il a du mal à trouver des points de repères. Après il faut également accrocher au style d’écriture, je ne sais pas pourquoi, mais je trouve à la fois à la portée de tous, et pourtant il a ce petit plus qui lui donne tout son charme. J’aime bien la manière dont réfléchit l’auteur lorsqu’il écrit. Ce n’est pas tout le temps un raisonnement purement littéraire, on sent le scientifique. Ce qui est d’autant plus déstabilisant puisque les sciences se veulent exactes.

En bref. J’ai tout simplement aimé l’univers d’Alice. Par contre, j’ai un moins accroché à la Chasse au Snark. Cela dit, moi j’ai peut-être fait l’erreur de tout lire d’un bloc. Il faudrait que je le relise donc pour voir ce que j’en pense. Au final, une belle aventure, des merveilles et beaucoup d’humour.

entre les pages.

« Elle était donc en train de se demander (dans la mesure du possible, car la chaleur qui régnait ce jour-là lui engourdissait quelque peu l’esprit) si le plaisir de tresser une guirlande de pâquerettes valait la peine de se lever pour aller cueillir les pâquerettes, quand soudain un Lapin Blanc aux yeux roses vint à passer auprès d’elle en courant.
Il n’y avait là rien de particulièrement remarquable; et Alice ne trouva pas non plus très extraordinaire d’entendre le Lapin dire entre ses dents: « Oh, là,là! Oh, là, là Je vais être en retard! » (Lorsqu’elle y repensa par la suite, elle admit qu’elle eût dû s’en étonner, mais sur le moment, cela lui ârut tout naturel); pourtant, quand le Lapin s’avisa de tirer de son gousset une montre, de consulter cette montre, puis de se remettre à courir de plus belle, Alice se dressa d’un bond, car l’idée lui était tout d’un coup venue qu’elle n’avait jamais vu de lapin pourvu de gousset, ou d’une monter à tirer de celui-ci.
»

« LA CHASSE AU SNARK
Délire en huit épisodes ou crises
Si jamais – et pareille occurrence est furieusement possible – si jamais l’on allait accuser l’auteur de ce bref mais instructif poème d’écrire des inepties, cette accusation, j’en suis convaincu, serait fondée sur le vers : « Et puis l’on confondait gouvernail et beaupré. »   »

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