Matin brun, Franck Pavloff

Matin brun
Franck Pavloff, français. // 2004 – 12 pages – Ed. Cheynnes  // Catégorie – Nouvelles.
Couverture Matin Brun
Synopsis.
Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d’un régime politique extrême : l’Etat Brun.
Dans la vie, ils vont d’une façon bien ordinaire : entre bière et belote.
Ni des héros, ni de purs salauds.
Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.
Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ?
l’avis. 

Petit livre étouffé entre quelques uns de ses confrères, je l’ai piqué dans la bibliothèque de ma petite soeur assez intriguée par ce que l’on pouvait bien raconter en douze petites pages. Et bien ce fut pour moi une bien belle surprise. Exactement le genre de pause lecture que j’aime. Avec la satire de la société comme je les aime.

On se retrouve plongé dans un monde où le brun se doit d’être la couleur par excellence que ce soit les chiens, les chats et bientôt les hommes ? Qui sait. Une petite réflexion sur l’humanité, une dénonciation du racisme à voir à notre échelle avec la traite des gens de couleurs ou bien à celle du passé avec l’histoire des juifs. Comme quoi tout est bon pour enfermer des gens.

Une seule chose à dire : lisez absolument cette merveilleuse nouvelle, la fin vous laissera sur votre fin si j’ose dire !

entre les pages.

« Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l’autre racontait de son côté. Des moments agréables où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu’il m’a dit qu’il avait dû faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus. C’est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.
– Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.
– Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?
– C’est pas la question, c’était pas un chien brun, c’est tout.
– Mince alors, comme pour les chats, maintenant ?
– Oui, pareil. »

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