Passion, Lauren Kate

Passion
Lauren Kate, américaine. // 2011 – 394 pages – Ed. France Loisirs  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Couverture Damnés, tome 3 : Passion
Synopsis.
Bien avant qu’ils se soient rencontrés à Sword & Cross, avant même qu’ils aient à lutter contre les Bannis, Luce et Daniel avaient déjà vécu mille vies. C’est pourquoi Luce, cherchant désespérément à trouver comment déjouer la malédiction qui condamne son amour, doit à tout prix revisiter ses différentes réincarnations. Et lorsqu’elle plonge à l’aveugle dans un Annonciateur, elle n’a aucune idée d’où cela la conduira. Sa seule certitude est qu’elle doit le faire. La jeune fille part donc sur les traces de ses vies passées, traversant cinq mille ans d’histoire et autant de lieux différents, afin de comprendre ce qui préside à son destin. Au fil de ses pérégrinations, elle parvient à recueillir des éléments qui pourraient enfin l’aider à modifier le cours de sa vie. Mais Daniel la poursuit et l’empêche à chaque fois de réécrire son histoire.
Combien de fois devra-t-elle mourir sans mettre cette passion à l’épreuve ? Lancé dans une course-poursuite flamboyante et romantique, le couple réussira-t-il à trouver dans le passé les clés qui lui permettront de modifier son avenir ?
l’avis. 

Et c’est parti pour mon avis sur le troisième tome de la saga. Je ne m’en lasse pas encore, et en plus Passion est de loin mon préféré sur les trois. Dans ce livre, Luce voyage via les annonciateurs à travers ses vies antérieures dans le but de mettre une raison sur la malédiction qui l’unit à Daniel. J’ai particulièrement adoré cette façon de remonter progressivement dans le temps, de voyager aisément à travers les époques, mais aussi cette manière qu’avait l’auteure à se réapproprier l’Histoire.

Du coup niveau personnages, on a le droit à une tripotée de Daniel et de Lucinda différents. Même si j’avoue que les différentes versions de Luce m’ont parut vraiment changer par rapport à celles de Daniel. J’ai été touchée par la première Luce que l’ont découvre, la russe sauvée de la guerre par sa combustion spontanée. La jeune infirmière en Italie, m’a paru fraiche et naïve, elle me plaisait bien aussi. Lucinda Biscoe fait partie de mes préférées du fait de son caractère de petite peste mal léchée (précisons aussi que le Daniel de cette époque m’a bien plu sous ses traits d’artiste peintre). La Lucinda dans le rôle de la princesse de Savoie doit être la seconde que je préfère, suivi de la Lucinda du temps de Shakespeare (d’ailleurs cette partie de l’histoire m’a étrangement fait penser au film Shakespeare in love). Et enfin l’histoire d’Ix Cuat (oui oui c’est toujours Luce) m’a plu ne serait-ce que de part sa naissance maudite et sa mise en scène de sa mort, sans parler du fait qu’il s’agisse d’une maya. D’ailleurs l’auteure en a profité pour faire un clin d’oeil à la fameuse fin du monde qui approche.

Un seul autre personnage à part Lucinda m’a d’emblé attiré. Bill « la gargouille ». Ce petit guide personnel qui offre ses services à Luce pour l’aider dans ses voyages. Je l’ai encore plus aimé quand à la fin il dévoile sa vraie nature. Un bon petit personnage comme je les aime celui-là.
Pour ce qui est des personnages que l’on a vu à travers les tomes précédents, ils ne sont pas tellement présents c’est surtout Luce qui tient le beau rôle avec Bill, et en petite partie Daniel. Par contre, j’en ai appris un peu plus sur Cam et par la même occasion sur la relation Cam et Daniel. Je l’aime de plus en plus ce petit Cam, tout comme la certaine Lilith d’ailleurs.

Pour ce qui est du contenu de l’histoire. Lancé sur le tas je commencerais par dire que j’ai trouvé orignal le principe de la troisième dimension, cela donnait bien plus d’intérêt à certains des voyages dans le passé. Sinon, j’ai enfin pu mettre des réponses sur pas mal de mes questions. Autant dire que la malédiction devient presque compréhensible dans son sens le plus global (et j’adore son mode de fonctionnement). Et en prime on a le droit à la petite histoire du monde des anges. En fait, c’est le dénouement de fin. J’ai été très agréablement surprise par le final, qui m’a donné bien plus envie de lire la suite de la saga. J’avais déjà bien apprécié les revisites de l’Histoire de l’auteure, mais je dois dire que l’Histoire des anges m’intrigue bien plus. Je suis assez curieuse de savoir jusqu’où elle est allée. D’autant plus que d’après ceux qui l’ont déjà lu en version originale, le final semble assez explosif et déroutant.

entre les pages.

«– Elle me demande ce qui se passe ! s’exclama Bill en lui touchant l’épaule. Le plus grand bal depuis la mort du Roi Soleil, rien que ça ! Et peu importe que l’évènement soit donné par con boutonneux de fils. Il aura lieu dans une immense salle de bal du château de Versailles, et toute la cours sera présente.
Luce haussa les épaules. Un bal, d’accors, mais quel rapport avec elle ?
– Je vais être plus clair, reprit Bill. Tout le monde sera là, y compris Lys Virgila. La princesse de savoie, ça te dit quelque chose ? (Bill se posa sur son nez) C’est toi ! »

« – Ix qui ?
– Ix Cuat. Cela signifie « petit serpent ».
Bill la vit changer d’expression.
– C’est un terme affectueux dans la culture maya.
– Tout comme se faire empaler la tête sur un piquet est un honneur ?
Bill leva les yeux aux ciel.
– Ne sois pas si ethnicentrique ! Ta propre culture n’est pas supérieure aux autres.
– Je sais ce que le mot ethnocentrique signifie ! répliqua-t-elle en glissant le serre-tête dans ses cheveux sale. Mais je ne me sens pas supérieuse. Je dis juste qu’avoir la tête plantée sur un piquet ne me tente pas du tout.
Un léger bourdonnement vibra dans l’air, comme un roulement de tambour, au loin.
– Voilà tout à fait le genre de propos que tiendrait Ix Cuat ! Tu as toujours été un peu à la traîne.
– C’est-à-dire ?
– Eh bien, toi, Ix Cuat, tu es née durant le Wayeb, à savoir les cinq jours de la fin de l’année maya, qui font l’objet de bien des superstitions parce qu’ils n’ont pas leur place dans le calendrier. Un peu comme nos années bisextiles. Naître durant cette périose est de mauvais augure. Personne ne s’est donc étonné de te voir rester vieille fille.
– Vieille fille ? répéta Luce. Je croyais que je ne dépassais jamais vraiment l’âge de dix-sept ans…
– Dix-sept ans, à Chichén Itza, c’est très vieux, expliqua Bill en voletant.»

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Vertige, Lauren Kate

Vertige
Lauren Kate, américaine. // 2011 – 444 pages – Ed. France Loisirs  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Couverture Damnés, tome 2 : Vertige
Synopsis.
Tout juste sortie du cauchemar de Sword & Cross où anges et démons se sont entre-déchirés, Luce a dû se séparer quelques jours de Daniel… Folle de joie à l’idée de le revoir, elle apprend avec désespoir que leurs retrouvailles seront brèves. Daniel doit en effet traquer les Bannis, des immortels, qui cherchent à la tuer. En attendant, il la place en sûreté à Shoreline, un lycée huppé près de San Francisco, d’où elle ne doit pas sortir. Elle entre dans la section des « Néphilim », des descendants d’anges aux pouvoirs particuliers, et fait la connaissance de Shelby, Dawn, Jasmine et Miles, un garçon charmant. Là, Luce apprend aussi que les « ombres » qui la terrorisaient, en réalité des Annonciateurs, pourraient l’aider à découvrir ses vies antérieures. Daniel s’entêtant à ne rien lui révéler de son passé, Luce veut comprendre ce qui l’empêche de vivre pleinement son amour et cherche corps et âme à déjouer la malédiction qui s’acharne sur elle.
l’avis. 

A peine terminé le premier tome de la saga Damnés, j’ai entamé le second puisque je l’avais sous la main. Et il faut dire que j’étais bien curieuse de savoir la suite.

Alors pour ce qui est des personnages que j’ai adoré c’est un couple ange/démon qui détient la palme. Des enseignants de Shoreline, la directrice Francesca et le professeur Steven. Elle est l’ange, il est le démon. Leur amour est conflictuel, mauvais et à la fois une chose immuable. Un peu tout ce que j’aime dans ce genre de littérature. Bon par contre, pas de surprise, dans le couple c’est bien entendu Steven qui a mes faveurs. J’ai particulièrement aimé le fait qu’il donne des conseils à Luce la menant à réaliser des actes interdits. Ensuite, ce sont les Annonciateurs qui m’ont particulièrement plu. Ainsi, on apprend qu’il ne s’agit pas que d’oiseaux de mauvaises augures sans utilité réelle, (attention spoiler) mais il s’agit, entre autres fonctions, de passage à travers le temps. Des portes vers le passé. Le principe de façonner cette ombre pour en créer, par exemple, une porte m’a semblé être une bonne idée. Les autres personnages ont de l’intérêt et sont attachants, mais ils ne m’ont pas attirés plus que ça. Pourtant, les propos de Shelby m’intriguent, et le personnage de Miles également, même si pour ce dernier je me demande s’il était nécessaire. La suite me le dira.

Dans ce livre on en apprend un peu plus sur le mode de vie des anges; Ne serait-ce qu’à travers l’académie Shoreline, et ses cours sur les Annoncieurs ou ceux d’escrime (qui soit dit en passant m’ont bien fait plaisir ! ). Autant dire que ce sont là des détails que j’ai apprécié, au moins autant que la caste des bannis. Ces ange qui ont refusé de revenir vers le paradis et devenu aveugles.

Par contre au niveau de l’histoire c’est assez plat je dois dire. Certes il y a une trêve entre le clan des anges et « démons », mais il y a aussi celui des Bannis qui entre désormais en compte. Et tout le monde veut Luce. Pourquoi demeure le grand mystère. Luce semble donner l’impression de chercher après Daniel tout au long du livre. J’avoue qu’au bout d’un moment cela peut paraître lassant, heureusement qu’elle a un grain de jugeote et qu’elle ne l’attend pas sans rien faire, se contentant de se morfondre sur son triste sort (comme le fait volontiers une désormais célèbre héroïne dont je tairais le nom :p ) .

Pour en venir à la fin parlons de la grande scène finale. Encore une bataille. Je dois dire que l’ai senti venir d’avance. Mais la fin demeurait une surprise, ce qui en soit est une bonne chose. Du coup, cela m’a donné très envie de commencer de troisième tome. Cette fois-ci Luce part explorer ses vies antérieures pour essayer de comprendre. Là ça m’intéresse ! J’espère être un peu moins déçue, parce qu’il y a de quoi explorer avec un tel thème.

entre les pages.

« De toutes évidences ses profs étaient des experts. Le soleil faisait étinceler leurs armes et leurs combinaisons blanches renforcées. Leurs peids se déplaçaient avec une telle grâce qu’ils semblaient danser. Les épaisses boucles blondes de Francesca cascadaient sur ses épaules tandis qu’elle tournoyait autour de Steven.
Tous les deux afficahients un air déterminés. Après ces premiers touchées, ils se retrouvèrent à égalté. Sans doute commençaient_ils à fatiguer, car cela faisait dix minutes qu’ils n’avaient pas marqué. Leurs mouvements étaient si vifs que leurs larmes disparaissaient au profit d’un léger boudonnement et du tintement du métal.
Des étincelles de mirent à jaillir à chaque contact ; d’amour ? de haine ? sans doute les deux.
[…]
Soudain une clameur s’éléva dans l’assistance Luce avait raté l’instant crucial. Francesca plant la pointe de son épée dans la poitrine de Steven , tout près du cœur, si bien que la lame se courba. Ils demeurèrent tous les immobiles, à se regarder dans les yeux. Cela faisait-il aussi partie du spectacle ?
– En plein coeur, déclara Steven
– Comme si tu avais un, raille Francesca. »

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Le grimoire maléfique, Béatrice Bottet

Le grimoire maléfique
Béatrice Bottet, française. // 2011 – 341 pages – Ed. Casterman // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Synopsis.
Il existe un livre maudit, écrit par le diable en personne. Sa couverture est plus noire que la nuit la plus sombre. Les mots y sont écrits en lettres de sang. Ce grimoire maléfique est caché dans une abbaye où des moines le maintiennent prisonnier. S’il en sort un jour, les pires catastrophes pourraient s’abattre sur le monde… 
l’avis. 

Un cadeau de Nöel de la part de ma petite soeur. De la jeunesse fantastique mettant en scène un livre magique, elle s’est forcément dit que cela pourrait me plaire. A dire vrai en lisant le résumé je m’étais dis aussi pourquoi pas. Et bien des mois après la réception du livre, vient la lecture.

D’emblée la manière d’écrire de l’auteure ne m’a pas plu, si bien qu’au départ j’ai lu quelques pages et il a dû rester un mois voire deux sur ma table de chevet avant que je me décide à lire de nouveau. Cela dit ce n’est pas parce que je me suis laissée quelques semaines de réflexion que l’écriture a fini par m’emballer pour autant. Je ne saurais vraiment dire ce qui ne me plait pas, peut-être le choix dans la construction des phrases, il devait y avoir une fluidité que j’ai l’habitude de rencontrer que je n’ai pas retrouvé ici. Soit.
Après le style d’écriture, l’histoire en elle-même. Il y a de l’idée, un respect de l’époque, des messages historiques véhiculés, mais le scénario est assez décevant. Même s’il est vrai que j’aime toujours lorsque l’on suit l’histoire de différents personnages qui n’ont en apparence rien en commun et dont on finit par découvrir le lien au fil de l’avancée de l’histoire. J’ai bien aimé le principe de l’abbaye des moines de Gardefoy, cette société écclésiastique chargée de garder tous objets maléfiques. Pour le coup, je serais bien curieuse de savoir quels ont été les autres artefacts en leur possession.

Pour ce qui est des personnages, pas de surprises. Un méchant ambitieux, au rire sardonique et démoniste raté sur les bords, il est sans nul mon personnage préféré. Attention spoiler. Dommage qu’il ne reste pas jusqu’à la fin. J’ai bien aimé aussi le livre en lui-même lorsqu’il essaye de tenter Jeanne pour qu’elle se serve de lui et qu’ainsi elle vende son âme au diable à travers un pacte verreux. Justement Jeanne m’a bien plus. En fait ce qu’il m’a surtout plu c’est l’histoire avec ses deux soeurs, parce (attention spoiler) Jeanne est une triplée. Trois filles totalement identiques avec comme unique signe de distinction leur couleur de cheveux. C’est certes irréel mais sympathique. Pour ce qui est du héros de l’histoire. Je n’ai l’ai pas aimé. Pas assez en relief pour ma part, malgré qu’il soit le dernier d’une famille nombreuse de nobles et que de ce fait il ne gouvernera jamais. Oh un personnage que j’ai bien aimé, c’est le vieux moine, Ernould, qui dirige l’abbaye. Vulgaire, impatient, cynique, colérique. Attention spoiler. Lui non plus il ne reste pas jusqu’à la fin.

A un moment de ma lecture, le héros (dont j’ai déjà oublié le prénom c’est pour dire combien je n’ai pas accroché à ce personnage) rencontre un viel homme qui lui dit simplement de ne pas perdre espoir dans sa quête de la recherche du grimoire parce que le grimoire au rubis lui a dit. Et là, ça a fait « tilt » dans mon esprit. L’auteure est celle de la saga du Grimoire au Rubis. A l’époque de leur sortie j’avais trouvé les couvertures attrayantes, maintenant que j’ai pu lire un de ses ouvrages je ne sais pas si j’ai très envie de me lancer dedans. J’attendrais encore un peu.

Pour terminer je vais revenir sur le point que j’ai le plus aimé dans livre. Les plans diaboliques qu’élaborent Héribaut Herbert. Son plan est de rendre le monde plus vil tout en lui faisant croire qu’il avance. Une sorte de petite comparaison à l’évolution de notre monde. Un clin d’oeil qui m’a bien fait rire et plaisir entre ces pages pour le peu décevantes.

entre les pages.

« Il fallait à peu près un an pour mettre en oeuvre un maléfice d’envergure, précis comme une mécanique, calculé dans ses moindres détails. « L’Enfer est pavé de bonnes intentions… » Comme c’était drôle, quand on y pensait. a partir d’un immense progrès de l’humanité, il introduirait méthodiquement le miniscule détail qui fausserait tout l’ensemble et conduirait à d’amusantes catastrophes, aussi inévitables que gigantesques.
Il en avait déjà monté et lancé deux, et était en train de mettre le point final à la troisième.
Le première ? Le jeune Geinsflesh – qui se ferait bientôt appeler Gutenberg – n’allait pas tarder à se faire prêter une grosse somme d’argent pour mettre au point une invention dont il avait l’idée: l’imprimerie. On pourrait écrire beaucoup plus vite, avec des caractères mobiles en métal. Finie la bonne vieille écriture à la plume. Hébert laissa éclater un rire homérique. Non seulement Gutenberg se ferait escroquer par son banquier, mais sa belle invention serait à l’origine de bien des horreurs. Les livres répandraient à tout vitesse des doctrines perverses ou absurdes et des modes d’emploi pour traquer les pauvres gens. Il y aurait beaucoup de bûchers d’innocents grâce à l’imprimerie. Le sataniste s’en pourléchait d’avance. Voilà pour commencer.
»

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Damnés, Lauren Kate

Damnés
Lauren Kate, américaine. // 2010 – 438 pages – Ed. de Noyelles  // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Synopsis.
Lorsque Luce rentre à Sword & Cross, un lycée d’éducation surveillée, elle est d’emblée attirée par le ténébreux Daniel. Dans cet endroit sinistre où les portables sont interdits, où les élèves ont un passé lourd et où des caméras surveillent les moindres faits et gestes de chacun, Daniel devient une obsession. Mais le jeune homme évite Luce, qui est aussi courtisée par Cam, un beau brun aux yeux verts. Malgré sa fascination pour Daniel, Luce n’arrive pas à résister à Cam. Ce dilemne pertube la jeune fille , déjà destabilisée par la présence d’ombres, qui la poursuivent et l’inquiètent depuis l’enfance. Tout est conçu pour que l’ordre règne à Sword & Cross, pourtant ce lieux deviendra le théâtre de drames troubles et mystérieux…
l’avis. 

Encore un livre que l’on m’a prête et conseillé de lire, pour son thème fantastique. J’avais quelques appréhensions avant d’en commencer la lecture. Ne serait-ce qu’en lisant la quatrième de couverture qui se contente d’un : Mon ange, ma malédiction. Ca y’est je me voyais embarquée dans une histoire à la Twilight, amour interdit et tout ce qui va avec. Ensuite le résumé du livre. Une fille tirallée entre deux garçons. Tiens c’est marrant ça sonne assez Le journal d’un Vampire ou Twilight tout ça. Effectivement, il y a pas mal de ressemblances. Sauf qu’il n’est pas question de vampires mais d’anges.

Globalement le livre se lit très bien. L’écriture est fluide et simple. D’où une lecture rapide. Au niveau de la structure du scénario, il est vrai que l’on se demande assez rapidement qui est qui, pourquoi tous ses personnages, pourquoi cette école, pourquoi toutes ces attirances. Autant dire que pour le coup j’ai eu l’impression de me retrouver dans l’esprit de Luce qui elle non plus ne comprend pas grand chose à ce qui lui arrive. Une héroïne proche du commun des mortels ce que ça peut faire du bien parfois. J’avoue que dans ce premier tome il n’y a pas tellement de rebondissements avant d’arriver sur les deux derniers chapitres, voire le dernier chapitre avant l’épilogue. J’aime assez moyennement ce genre de parti pris dans l’écriture d’un livre. Certes les éléments sont placés au fur et à mesure, mais tout se dénoue sur la fin. Ce n’est pas tellement ce que je préfère. Par contre, là où l’auteure a bien géré son écriture c’est que sur la fin on en comprend encore moins qu’au début. Toutes les révélations sur les personnages prêtent à confusion, les relations qu’on leur découvre également, quant aux propos qu’ils tiennent, on entre dans le monde des anges. Là-dessus elle a bien joué, on a forcément envie de lire le second tome si l’on a un minimum accroché.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, elle reste assez banale sur les trois quarts du livre. Une jeune étudiante en quête d’identité à qui il lui arrive des faits étranges inexpliqués et qui joue la girouette entre deux jeunes garçons séduisants. Evidemment, il n’y a pas que ça. Attention spoiler. J’ai aimé apprendre et comprendre le fait qu’elle n’en était à sa première vie. Le principe de la réincarnation m’a bien plus. Ne reste qu’à savoir quand on en saura plus sur ses anciennes vies. J’ai bien aimé aussi le décor, bien que le côté sombre de la chose semble un maximum exagéré. Mais j’aimerais bien me rendre à Sword & Cross ne serait que pour admirer la piscine creusée dans l’ancienne piscine. Ca doit très certainement valoir le détour !

Niveau personnages. J’ai accroché à l’héroïne, j’aime sa place dans son histoire, elle n’est pas excessive caractériellement, elle me plaît. Ensuite, j’ai d’emblée aimé le personnage de Cam. Je l’ai même largement préféré à Daniel, et si j’avais dû faire un choix dès le départ ça aurait été Cam. D’ailleurs je préfère toujours Cam. Comme quoi j’ai un attracteur à « méchant ». Oui parce que finalement, le bien et le mal la frontière est mince, c’est le genre d’idée qui revient assez souvent de le livre. J’ai rapidement adhérer au côté déjanté d‘Arrianne, j’étais même un peu déçu qu’elle ne reviennent pas assez souvent dans le livre. Autre personnage qui m’a bien plus, Mlle Sophia. Je ne veux pas non plus en dire trop sur elle, mais encore une fois ce n’est presque pas étonnant qu’elle m’est séduite. Et enfin, Penn. Je n’aime pas tellement la tournure que prend son destin dans l’histoire, je n’ai pas tellement l’impression que cela rajoute du dramatique à l’histoire. Mis à part continuer à isoler Luce de ses amis normaux encore un peu plus. Pour ce qui est de ceux que j’ai moins apprécié, mis à part Callie son ancienne meilleure amie avant d’être placée à Sword & Cross rien à déclarer.

En somme une lecture bien sympathique. Qui m’a donné envie de lire la suite. A la fois j’avais le second tome à portée de main pour une durée limitée, donc étant du curieuse de nature je me suis laissée emporter !

entre les pages.

« – Qu’est-ce qu’elle t’as dit ? s’enquit-il.
– Hum…
Elle chercha désespérement un mensonge crédible, en vain. Elle fit craquer les jointures de ses doigts.
Daniel posa un main sur la sienne.
– Je déteste quand tu fais ça.
Luce eut un mouvement de recul. A ce contact furtif, elle rougit. Il voulait dire par là qu’il ne supportait pas la petite manie qu’avaient certains de faire craquer leurs jointures , sans doute. Car sinon, cela impliquerait qu’il l’avait déjà vu faire, et c’était impossible : il ne la connaissait presque pas. Dans ce cas pourquoi avait-elle le sentiment qu’ils avaient déjà eut cette querelle ? »

« Il l’enlaça. Le souffle court, elle sentit leurs corps se fondre l’un dans l’autre, jambe contre jambe, hanche contre hanche. Daniel l’immobilisa contre la rambarde, sans interrompre une seule fois le contact de leurs lèvres. C’était un rêve…
Enfin, il se mit à la couvrir de baiser. Légèrement, d’abord, avec des petits claquements subtils et irréversibles, puis plus tendrement, sur la joue en glissant jusqu’au cou. Elle gémit et rejeta la tête en arrière. En le sentant tirer un peu sur ses cheveux, elle rouvrit les yeux et aperçu les premières étoiles dans le ciel nocturne. Jamais elle ne s’était jamais sentie aussi proche du paradis. »

« – Rien qu’un baiser…, concéda-t-elle.
Aussitôt, il plaqua ses lèvres contre les siennes. Son deuxième baiser en deux jours. Alors que celui de Daniel était avide, presque désespéré, celui de Cam était doux, trop parfait, comme s’il s’était entraîné sur une centaine de filles avant elle.
»

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Dracula : l’Immortel, Dacre Stoker et Ian Holt

Dracula : l’immortel
Dacre Stoker & Ian Holt, canadien & américain // 2009 – 510 pages – Ed. Michel Lafond  // Catégorie – Fantastique.
Synopsis.

En 1888, un groupe de six intrépides a réussi à détruire Dracula aux portes de son château de Transylvanie. Vingt-cinq ans plus tard, ils se sont dispersés mais le souvenir de cette périlleuse aventure où l’un d’eux a laissé sa vie les poursuit. Combat quasi mystique contre les forces du mal, vengeance d’amoureux endeuillés ou inextinguible jalousie : les raisons mêlées de leur acte continuent de perturber leur existence et la disparition du prince des ténèbres n’a pas apaisé leurs tourments.

Une mort inexpliquée devant un théâtre parisien et un deuxième assassinat d’une effroyable cruauté au cœur de Londres vont réveiller la peur. Du Quartier latin à Piccadilly Circus, l’ombre de Dracula semble à nouveau planer… Les héros d’autrefois devront faire face à un ennemi insaisissable aux attaques sournoises ou d’une violence inouïe, mais aussi à leurs propres démons. De quoi brouiller les pistes et troubler les esprits, dans une intrigue menée avec maestria qui ressuscite le fantasme et la malédiction de l’immortalité.

l’avis. 

A peine la lecture de Dracula achevée, voilà que je me lançais dans celle qui se voulait être sa « suite ». C’était surtout histoire de rester dans l’ambiance, et vu ma mauvaise expérience avec l’oeuvre de Bram Stoker, j’ai préféré enchaîner. Au final, je dois dire que je préfère le Dracula première génération. Incroyable mais vrai.

Autant dans le Dracula original j’avais été un peu déçue que Dracula ne prenne pas plus de place, autant là il se fait pratiquement voler la vedette par une autre créature de la nuit, vampire de son état elle aussi. Même si je dois avouer que pendant une demi-seconde, cela m’a fait plaisir de comprendre que la fameuse comtesse prenant des bains de sang était Erzebeth dont je connaissais le nom suite à diverses recherches il y a quelques années. Pour le reste, l’histoire est entièrement dirigée vers un personnage : le fils de Mina et Jonathan Harker. Manque de chance, j’ai détesté ce personnage principal. Par contre, j’ai trouvé intéressant le retour des anciens, enfin des intrépides pour reprendre ce mot que j’ai tellement haï dans le Dracula de Bram Stoker. La folie de Seward m’a beaucoup plu. Le nouveau Jonathan aussi, d’ailleurs si je dois retenir une phrase de lui ce serait à une charmante (ou pas) demoiselle « Ce soir tu t’appelles Mina. », ou quelque chose qui y ressemblera énormément. L’inspecteur m’a très sérieusement agacé. Je ne parle même pas de l’arrivée de Jack l’Eventreur dans l’histoire, j’ai eu bien du mal à le croire. Moi qui avait adoré Van Helsing j’ai eu beaucoup de peine en voyant comment le personnage avait été tourné. C’était relativement horrible, pas ce qu’il lui arrivait, mais la liberté qu’ont pris les deux auteurs avec ce personnage. Complètement discrédité. Totalement incohérent avec le Van Helsing de Bram Stoker.

C’est là que j’en arrive à ce qui m’a plus intrigué, surpris, fait remettre en question une grande partie de la compréhension du Dracula de Bram Stoker. La relation Mina – Dracula. J’ai ris jaune. Si j’avais su en lisant la quatrième de couverture que les amoureux endeuillés, ou que la jalousie faisaient référence à Jonathan et Mina à cause d’une histoire d’amour entre Dracula et Mina elle-même, j’aurais peut-être mis plus de temps entre mes deux lectures. Mais soit. Dracula aime Mina. Mina aime Dracula. Sans parler de l’effet de Dracula sur Mina, de la transformation qui s’opère chez elle, de la révélation finale qu’elle fait. Une chose que j’aime dans cette relation ? Les rares moments où le malsain transpire, et la fin tragique de leur couple. D’ailleurs je note que la fin du livre en lui-même, m’a plus, un peu comme une boucle qui reprend depuis le premier évènement.

Petit coup de projecteur sur Dracula tout de même. Là par contre, je vais saluer les auteurs sur la manière dont il a été introduit dans l’histoire. On finit par découvrir très rapidement le poteau rose (en tout pour moi ça a été le cas), mais c’était très bien trouvé. Mieux que les pouvoirs incroyables qui sont offerts à la Comtesse Bathory… mais où est passé le vampire originel de Bram Stoker ?

Encore une fois Dracula n’a pas su me conquérir. L’écriture n’était pas exceptionnel. Le scénario m’a fait très souvent grincer des dents. Les personnages ont été tournés en ridicule. Pauvre Bram Stoker. J’ai plus de chance de relire son Dracula à lui que celui de son descendant !

entre les pages.

« Rien pour le moment »

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Dracula, Bram Stoker

Dracula
Bram Stoker, irlandais // 2009 – 604 pages – Ed. Le livre de poche.  // Catégorie – Fantastique.
Synopsis.
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine de Londres. A son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula.
Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante.
Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres… 
l’avis. 

Depuis l’invasion des dents pointues avec la sortie de la saga de Meyer (que je n’ai pas lu, trop de monde en parle, ça m’énerve déjà) les vampires avaient tendance à m’agacer (très) sérieusement. Donc j’ai pris le contre-pied en cherchant à retourner aux sources comme on dit. A moi la lecture de Dracula, dont on m’avait fait une éloge de l’auteur. J’avais dû acheter le livre à ma petite soeur pour une lecture au lycée, donc il n’attendait plus que d’être lu. Chose faite.

Et bien… je dois dire que le livre, l’histoire, les personnages m’ont affreusement déçu, pour la simple et bonne raison (à tord très certainement) que je m’attendais à une atmosphère bien plus vicieuse et sombre. Si cela l’est pour certains pour moi ce n’était pas assez. J’en dégage bien plus de points négatifs que de positifs.

Je m’intéresse d’abord à la forme. L’écriture de monsieur Stoker. Alors là par contre, excellent écrivain, même si ses descriptions de paysages aussi réelles, exactes soient telles ont tendance à ralentir l’histoire. Stoker manie à merveilles les mots en ce qui concerne les paysages. Par contre, niveau dialogue, c’est très rébarbatif, limité même je dirais. Les dialogues ne volent pas très haut, et à force d’exclamation de gratitude, de « oh » et de prénom à foison à la fin du livre j’en pouvais plus de ces échanges de mots entre les personnages. Et je n’exagère pas du tout, cela m’a même fait soupirer par moments. Quant aux modes de rédaction j’aime l’idée. Le fait que l’histoire soit rapportée à travers les journaux intimes, de travail, les correspondances échangées entre les personnages, j’apprécie beaucoup. C’est plus personnel, on identifie beaucoup mieux le protagoniste, sauf quand l’écriture des différents personnages est exactement la même. Ce qui est le cas dans Dracula. Dans les journaux j’ai retrouvé les même tics d’écriture, la répétition de certains mots bien précis, perte de charme pour ma part. Seul moment où les modes de rédaction différaient, au début de l’histoire, quand il s’agit de lire le journal de Jonathan Harker.

Je passe alors à l’histoire et ses personnages. L’histoire en elle-même est assez bien ficelée, bien que longue. à mon avis le meilleur moment du livre se résume à la première partie où Jonathan se rend en Transylvanie chez le comte Dracula. L’ambiance dans le château, la folie naissante dans l’esprit du personnage, la découverte du vampire, les femmes présentes dans le château, j’ai apprécié. Cette partie est de loin la meilleure. C’est suite à cette partie que Jonathan a trouvé grâce à mes yeux, occupant le rang de personnage préféré avec ce très cher Dracula. Après cette partie le rythme de l’histoire est brisé. On découvre l’autre côté de l’histoire, les personnages de Lucy, Mina, le Dr. Seward et les autres nombreux prétendants de Miss Lucy. Très franchement le personnage de Lucy ne m’a pas attiré outre mesure de son vivant. Morte elle me plaisait bien plus. De manière générale, je reprocherais à Stoker de ne pas avoir assez creusé les caractères de certains de ses personnages. Rares sont les personnages secondaires je trouve, et pourtant seuls quelques élus sont totalement découverts. J’ai eu la désagréable impression que certains personnages occupaient de la place juste pour leur rôle dans l’histoire. Lucy servait à prouver la transformation en vampire. Lord Godalming prenait tout son intérêt par les privilèges qu’il pu offrir à ses compagnons de voyage. Renfield, le déséquilibré, était là pour montrer le pouvoir de Dracula. Mina la touche romanesque. Quincey pour donner une note tragique à la fin de l’histoire (alors que j’aimais son air associable à celui-là). Je résume très sommairement. Même si je dois avouer que j’ai totalement adoré le personnage de Renfield et ses délires alimentaires. Pour le reste, Mina qui se voulait être l’héroïne me paraissait un peu trop fade. Reste encore un personnage phare. Van Helsing. Rien à dire sur Van Helsing. Il se pose là comme le personnage pilier (mais par pitié faites-le taire dès qu’il s’adresse à Mina).

J’en arrive alors à Dracula. L’oeuvre porte son nom après tout. A la fois si je devais émettre un avis à ce sujet, le livre aurait tout aussi bien pu s’appeler Wilhelmina Harker, mais c’est tout de suite moins vendeur. Dracula est LA menace du livre. Il a le droit à ses moments de gloire au début du livre, et surtout vers la fin de ce dernier. Le reste du temps il est présent comme une ombre qui plane au dessus des têtes de nos protagonistes. Il est là sans être là, je dois dire que c’est assez frustrant. Mais bien trouvé malgré tout. La partie psychologique de ce personnage m’a intéressée. Le fait que son esprit soit resté à celui d’enfant, qu’il lui faille du temps pour prendre des décisions, élaborer des plans, un excellent moyen de donner un désavantage à cette vie éternelle. Par contre, en parallèle à ça je m’attendais peut-être un peu trop à un Dracula qui se poserait là comme le grand méchant. Ce qui n’est pas tout à fait le cas. Nouvelle frustration à propos de ce personnage. Mais une fois passée, je finis par garder Dracula dans mes favoris.

Dracula n’est pas un livre qui m’a transporté. Peut-être parce que j’en attendais trop du mythe. Par contre, il était très intéressant de voir à quoi ressemblait le vampire de Stoker par rapport à tout ce qui est fait à l’heure actuelle. Le vampire de Stoker, comme j’y attendais ça par contre, et celui que je préfère. Cependant, ce n’est pas le genre de livre que je relirais de gaïté de coeur, j’aurais trop peur des dialogues…

entre les pages.

« Je sursautais, surpris de ne pas l’avoir vu entrer, étant donné que mon miroir embrassait la pièce entière. en raison de mon brusque mouvement, je n’étais légèrement coupé, ce que je ne remarquai pas de prime abord. Ayant répondu au salut du comte, je me retournai vers la glace et je tressaillis. Cette fois, il ne pouvait plus y avoir d’erreur, puis que je pouvais le deviner par-dessus mon épaule. Pourtant, je ne voyais toujours rien dans le miroir ! Toute la pièce, derrière moi, se retrouvait dans la glace, mais vide de tout homme, hormis moi-même ! Voilà qui me stupéfia et parut le point culminant de toutes les bizarreries subies depuis quelques jours; mon sentiment de malaise s’en accrut, d’autant plus que je le subissais toujours à proximité du comte. A ce moment, je m’aperçus que du sang coulait sur mon menton. Je déposai mon rasoit et regardai autour de moi pour découvrir un morceau de coton. Lorsque le comte vit mon visage ensanglanté, ses yeux brillèrent, comme sous l’effet d’une fureur démoniaque. Il me saisit à la gorge. Je reculai, et sa main toucha le chapelet au bout duquel pendait le crucifix. En une seconde, son attitude changea : sa colère fuit si rapidement que je me demandai si elle avait vraiment existé. »

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