Amours & autres enchantements, Sarah A. Allen

Amours & autres enchantements
Sarah A. Allen, américaine. // 2009 – 342 pages – Ed. France Loisirs  // Catégorie –  Contemporain.
Synopsis.
Bienvenue à Bascom où l’étrange famille Waverly alimente depuis des générations les légendes les plus fantasques. Il y a Claire qui, entre les plats aux vertus magiques qu’elle cuisine et la carapace qu’elle s’est forgée pour ne plus souffrir, pensait avoir tout ce dont elle avait besoin. Il y a Evanelle qui offre les objets les plus insolites mais dont l’utilisation se révèle forcément bénéfique à un moment donné. Et puis il y a Sydney qui revient après des années d’absence avec une fille de 6 ans et un secret qu’elle est déterminée à préserver… A cela ne manquait plus qu’un charmant voisin décidé à courtiser Claire la solitaire pour que la vie de tout ce petit monde s’emballe joyeusement ! 
l’avis. 

Passage par le marché un samedi d’été, la couverture du livre, son titre et le résumé en quatrième m’ont convaincu à l’emporter avec moi. Un bon choix !

Il s’agit d’une histoire fraîche et qui au final porte à sourire de part son happy ending. Par contre, j’avoue volontiers que certaines tournures de phrases employées par l’auteur m’ont fait froncer les sourcils. Problème de traduction j’ose espérer, ou bien alors heure tardive à chaque fois que cela m’arrivait. Soit. Pour le reste je garderais de cette lecture un excellent souvenir. J’ai apprécié les personnages, autant que les touches de magie, ainsi que l’histoire, légère certes, mais amusante à suivre.

Niveau personnage j’ai eu un énorme coup de coeur pour l’héroïne. Et oui Claire m’a parlé bien plus que je n’aurais pu l’imaginer à un tel point que je me suis reconnue dans certains de ses traits de caractères, voire tous en fait. Une étrange impression je dois dire, surtout que j’ai aimé suivre l’évolution de ses pensées même lorsque celles-ci pouvaient paraître totalement innapropriés (ce qui chez un personnage aussi routinier, et enfermé que celui-là n’est pas peu dire). Autre personnage qui m’a touché, Evanelle. J’ai adoré le côté comique de la vieille femme. Le fait que son don magique se résume à donner des objets qui auront forcément un rôle à jouer, je trouve l’idée séduisante. Au même titre que celle d’avoir personnifié le pommier, ce qui doit faire de lui mon deuxième personnage préféré à égalité avec Evannelle. Et puis pour la troisième place du podium : Tyler. Sûr de lui, fier les bords, il a tout pour paraître un brin agaçant dans la vraie vie, mais c’est sa relation avec Claire qui m’a conquise. Le fait qu’il fasse d’elle un défi.

Un joli petite histoire d’amour, mais aussi de famille, avec un méchant dont le compte est réglé de manière assez surprenante (même si on finit par s’en douter). D’ailleurs ça me fait penser que j’adore la relation entre le pommier et Bay, mais aussi le pommier et la maman de Sydney et Claire. Infos en vrac, mais infos tout de même.

Et pour le côté magique de l’hsitoire ? Une juste dose. Des recettes pour provoquer l’amour, le désir, la colère et j’en passe, des pommes révélatrices d’avenir, des émotions responsables de chutes d’objets. Un joyeux mélange d’évènements « anormaux » avec lequel la famille de Claire doit composer dans le village, car bien entendu tout le monde est au courant de ce don. J’ai apprécié ce fait, tout comme celui que d’autres familles soient en quelque sorte enfermées dans un moule. Comme par exemple la famille où les femmes sont des as des plaisirs charnels, ou celle encore où les jeunes hommes épousent des femmes forcément plus vieilles que eux. Amusant.

Le livre en lui même n’a rien de très particulier. Juste un bonne lecture qui a su me divertir correctement. Une bonne petite lecture estivale 🙂

entre les pages.

« Rien du tout. »

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Et si c’était vrai…, Marc Lévy

Et si c’était vrai…
Et si c’était vrai…, français. // 2000 – 252 pages – Ed. Pocket  // Catégorie – Contemporain.
Synopsis.
Que penser d’une femme qui choisit le placard de votre salle de bains pour y passer ses journées ? Qui s’étonne que vous puissiez la voir ? Qui disparaît et reparaît à sa guise et qui prétend être plongée dans un profond coma à l’autre bout de la ville ? Faut-il lui faire consulter un psychiatre ? en consulter un soi-même ? Ou, tout au contraire, se laisser emporter par une extravagante aventure ?
Et si c’était vrai ?
S’il était vrai qu’Arthur soit le seul homme qui puisse partager le secret de Lauren, contempler celle que personne ne voir, parler à celle que personne n’entend ? 
l’avis. 

A l’époque où j’ai lu ce livre j’étais encore au lycée et j’avais une amie qui ne jurait que par Marc Lévy. J’en entendais toujours parler, et comme elle demandait toujours ce que l’on en pensait, histoire de clore le chapitre je m’y suis mise. Bon, en soit, je n’ai pas commencé avec un mauvais a priori, parce que la quatrième de couverture m’avait bien plus.

Au niveau des personnages par contre, je ne me souviens pas qu’ils soient complexes, qu’ils nous donnent l’envie de creuser un peu plus au fond d’eux. Certes ils ont leur passé, mais de mon avis ils sont un peu plats. Pas sans intérêt pour autant, puisque leur rôle dans l’histoire font qu’ils deviennent intéressant. En effet, c’est bien plus la manière dont est romancée l’histoire et son contenu, que les personnages en eux-mêmes qui m’ont plu. Des personnages pour le moins bateau, destinés à des évènements hors-normes. D’une certaine manière, et là encore, cela peut être la bonne recette pour plaire à un maximum de lecteurs sans entrer dans une trop grande complexité, ce qui toucherait un moins large public. Ou bien alors, l’histoire étant elle-même retord il n’est point besoin de s’embêter avec des caractères hauts en couleurs. Sincèrement je ne saurais dire. Mais il est vrai que l’on peut trouver un petit manque de reliefs dans la façon d’être des protagonistes. J’ai trouvé leurs réactions bien trop prévisibles.

Cependant, il n’en demeure pas moins que j’ai littéralement adoré le livre. Et la fin est bien trouvée. J’aime quand les redondances sont aussi bien orchestrées et vous en donneraient presque la larme à l’œil (oui je suis un public facile, je pleure assez facilement.) Bien sûr, le fait que Lauren, le personnage principal ne soit pas tout à fait « normale », a grandement aidé à ce que j’accroche à l’histoire. Dans mon souvenir j’ai d’ailleurs dû lire le livre plusieurs fois, et peut-être cela se refera-t-il dans un futur proche.

Petit note, malgré mon avis très positif de la chose, ce n’est pas un livre à conseiller à ceux qui sont allergiques aux histoires d’amours qui finissent, entre guillemets, « bien » (parce que ce n‘est tout à fait le cas dans ce livre, d‘où la suite qui fut écrite.) Tout comme l’auteur, qui en général nous met un peu de surréel et d’eau de rose dans la plupart de ses romans. En soit, cela me plait, et j’ose le dire, mais ce n’est pas forcément du goût de tous.

entre les pages.

« – Ce que je vais vous dire n’est pas facile à entendre, impossible à admettre, mais si voulez bien écouter notre histoire, si vous voulez bien me faire confiance, alors peut-être que vous finirez par me croire et c’est très important car vous êtes, sans le savoir, la seule personne au monde avec qui je puisse partager ce secret. »

« Petit à petit la maison reprenait vie. comme ces dessins que les enfants mettent en couleurs en s’efforçant de ne pas dépasser les traits. Arthur et Lauren entrainent dans chaque pièce, en ouvraient les volets, ôtaient les housses qui recouvraient les meubles, dépoussiéraient, astiquaient, et ouvraient placard après placard. Et petit à petit les souvenirs de la maison se muaient en instants présents. La vie reprenait ses droits.  »

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La sorcière de Portobello, Paul Coelho

La sorcière de Portobello
Paul Coelho, brésilien. // 2007 – 281 pages – Ed. J’ai lu  // Catégorie – Contemporain.
Synopsis.
Qui est Athéna, si charismatique et si vulnérable à la fois ? Fille adoptive d’une famille libanaise exilée à Londres, elle rencontre à l’université le futur père de son enfant. Boulversée par sa propre maternité, elle part à la recherche de sa mère biologique, une gitane roumaine.  
l’avis. 

La sorcière de Portobello est un livre que l’on m’a offert. J’avoue volontiers que dans une librairie le titre m’aurait tout de suite sauté aux yeux mais que la quatrième de couverture aurait refroidi mes ardeurs, ce qui au final aurait fait que je ne l’aurais pas acheté. Je ne saurais dire si je l’aurais regretté encore, parce que de manière générale, je n’ai pas d’avis complètement tranché sur ce livre. Et c’est bien mon problème. Il m’est complètement impossible de dire si je l’ai réellement aimé ou carrément détesté, entre les deux mon cœur balance.

Disons qu’en premier lieu j’ai rapidement accroché à la manière dont est contée l’histoire. On découvre la vie de la protagoniste de manière différée, et je ne divulguerais pas un grand secret en disant que les divers dépositions et témoignages m’ont plu (puisque cela est expliqué dans la première page du livre, et que généralement on feuillette un livre avant de l’acheter). De même, le fait que l’on soit dans le témoignage, cela a rendu la lecture plus vivante puisque le livre est entièrement à la première personne (si mes souvenirs sont bons). Cela m’a permis de mieux appréhender le caractère de la personne qui racontait, et même temps de me faire une idée plus précise au niveau de la sincérité. De ce côté-là, dès que je peux entrer complètement dans les personnages je pars déjà avec une bonne impression. D’autant plus que dans ce livre l’auteur décrit bien l’état psychologique du personnage qui raconte, on a le droit au détail de ses pensées et de sa philosophie.

Ensuite, il faut le reconnaître, il y a un certains suspens dans le livre. On fronce les sourcils, on essaye de comprendre, magie, pas magie, selon les témoignages les mots se mélangent autour d’un même thème que l’on assimile pas forcément du premier coup. Et c’est personnellement ce qui a fait que j’ai voulu continuer de lire le livre, malgré le fait, que déjà au départ je n’arrivais pas à dire ce que j’en pensais. Ajoutez à cela les témoignages s’entremêlant et toujours pourvus d’une information intéressante.

Enfin la note très sombre du livre, c’est justement avec un des thèmes. Si j’aime, j’adore la philosophie, je suis assez hermétique à la religion. Et malheureusement, pour moi on va dire, il est assez récurent, pour ne pas dire essentiel. Ce qui a certainement fait s’équilibrer la balance. Cela dit, je me suis ensuite renseignée sur l’auteur, et il semblerait bien que cela soit un domaine qu’il apprécie fortement. Ce n’est donc pas un auteur pour moi, même si j’apprécie énormément sa manière d’écrire et de laisser la trame de l’histoire se dévoiler, dans ce livre ci en tout cas.

entre les pages.

« Personne n’allume une lampe pour la cacher derrière la porte : le but de la lumière, c’est d’apporter d’avantage de clarté autour de vous, de vous ouvrir les yeux, de vous montrer les merveilles qui vous entourent.
Personne n’offre en sacrifice son bien le plus précieux : l’amour.
Personne ne confie ses rêves à des individus destructeurs.
Sauf Athéna.   »

«« Personne ne peut manipuler personne. Dans une relation, les deux partenaires savent ce qu’ils font, même si plus tard l’un d’eux vient à se plaindre d’avoir été utilisé. »
C’est ce que disait Athéna, mais elle faisait le contraire, car j’ai été utilisée et manipulée sans la moindre considération pour mes sentiments. C’est encore plus grave lorsque nous parlons de magie; après tout elle était ma maîtresse, chargée de trasmettre les mystères sacrés, de réveiller la force inconnue que nous possédons tous. Quand nous nous aventurons sur cette mer inconnue, nous faisons confiance aveuglément à ceux qui nous guident -croyant qu’ils en savent plus que nous.
Je peux vraiment l’assurer : ils n’en savent pas plus.
»

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