La Vénus d’Ille, Prosper Mérimée

La Vénus d’Ille
Proper Mérimée, français. // 1994 – 95 pages – Ed. Le Livre de poche  // Catégorie – Classique.
Synopsis.
« … C’était bien une Vénus, et d’une merveilleuse beauté. lle avait le haut du corps nu, comme les anciens représentaient d’ordinaire les grandes divinités. Rien de plus suave, de plus voluptueux que ses contours ; rien de plus élégant et le plus noble que sa draperie. Quant à la figure, jamais je ne parviendrai à exprimer son caractère étrange, et dont le type ne se rapprochait de celui d’aucune statue antique dont il me souvienne. Tous les traits étaient contractés légèrement : les yeux un peu obliques, la bouche relevée des coins, les narines quelque peu gonflées. dédain, ironie, cruauté se lisaient sur son visage. En vérité, plus on regardait cette admirable statue, et plus on éprouvait le sentiment pénible qu’une si merveilleuse beauté pût s’allier à l’absence de toute sensibilité.
– Si le modèle a jamais existé, dis-je à M. de Peyrehorade, que je plains ses amants ! Elle a dû se complaire à les faire mourir de désespoir. Il y a dans son expression quelque chose de féroce, et pourtant je n’ai jamais vu rien de si beau… »
l’avis. 

Contrairement à beaucoup de personnes, La Vénus d’Ille, n’a jamais été une lecture scolaire. Je l’ai lu parce que je le voulais. Ce petit livre se trouvait dans la bibliothèque de ma petite soeur. Je l’ai piqué quelques minutes pour le lire au soleil.

L’histoire est courte, mais très bien romancée. On ne pourra pas le nier, l’écriture est vraiment excellente. Ensuite, j’avoue que l’histoire, disons surtout la chute de cette dernière m’a plu. Je ne m’attendais pas forcément à trouver une note de fantastique en commençant cette lecture, même si au fur et à mesure des questions se posaient dans mon esprit.

Globalement, j’ai apprécié l’histoire. Aucun des personnages ne m’a semblé être de trop. Petite ombre au tableau : on entre assez tardivement dans le vif du sujet, pour une histoire courte, s’en est presque frustrant !

Dans mon édition, La Vénus d’Ille est suivie de La partie de Trictrac. Je n’ai pas aimé cette nouvelle. Je n’ai pas accroché dès le début. Il n’y a pas de raison de style ou autre, c’est ainsi, pour une raison difficilement explicable je n’ai pas été transportée.

entre les pages.

« le synopsis étant déjà un grand extrait je n’en mettrais pas »

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Fin de partie, Samuel Beckett

Fin de partie
Samuel Beckett, franco-anglais. // 1957 – 110 pages – Ed. Minuit // Catégorie – Théâtre, Classique.
Synopsis.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d’immobilité, cette notion d’enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu’il peut faire c’est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestiques, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu’on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d’amour. […]
Roger Blin. 
l’avis. 

Ce livre là je l’ai eu entre les mains par le plus grand des hasard. Après avoir passé une après-midi avec un de mes amis j’ai fini par lui dire que je m’étais fait prêter un tas de livres pour mes trois semaines de vacances et qu’avec ça je ne comptais pas m’ennuyer. Voilà que je repars avec trois livres en plus à lire. Dont cette pièce de théâtre. Avec comme commentaire : ton côté tordu appréciera.

Et ce n’est pas faux, j’ai assez aimé ma lecture. Le fait que ce soit du théâtre y aidant beaucoup, j’étais bien contente de me replonger dans ce genre que j’ai délaissé depuis bien longtemps ! Ce n’est certes pas le type d’écriture qui me plait tant au théâtre, ni même la narration, parce que là pas d’action, ni grandes envolées. De la simplicité, et beaucoup, beaucoup de bizarrerie. Durant tout le long de la pièce, on a l’impression que quelque chose va finalement arriver, parce que les personnages ne cessent de le répéter à tout va. Cependant, l’immobilisme est bien présent dans la pièce. D’une certaine manière, heureusement qu’elle est très courte, dans le cas contraire je ne sais pas si j’aurais achévé la lecture. Avec la curiosité et le goût du théâtre probablement que si.

Au niveau des personnages il y a quelques surprises. Déjà il ne sont que quatre, ce qui n’est pas commun, enfin moi je n’ai pas croisé beaucoup de pièces avec si peu d’intervenants. Ils ont tous leurs lots d’étrangeté. Entre celui qui est aveugle dans un fauteuil roulant, celui qui est infirme et le couple de parents vivant dans leur poubelle respectives mais l’une à côte de l’autre je vous prie, il y a de quoi se poser des questions. Bien souvent dans la pièce, d’ailleurs on se demande quel est le but, pourquoi telle phrase, autant dire que la réponse n’est pas présente, j’en cherche encore certaine.
Pour ce qui est des relations entre les personnages, j’aime assez celle entre les personnages principaux qui sont Hamm et Clov. Relation de dépendance l’un envers l’autre, de soumis et maître, de l’amour-haine en quelque sorte. Leurs remarques acerbes m’ont bien fait sourire par moments.

Je n’ai finalement pas grand chose à dire sur cette lecture qui me semble bien sortir tout droit de l’absurde. Néanmoins, je puis affirmer qu’elle ne m’a pas déplu pour autant. Rapide. Sympathique. Simple.

entre les pages.

« Hamm – Moi je me sens un peu drôle (Un temps) Clov.
Clov – Oui.
Hamm – Tu n’en as pas assez ?
Clov – Si ! (Un temps) De quoi ?
Hamm – De ce… de cette… chose.
Clov – Mais depuis toujours. (Un temps) Toi non ?
Hamm (morne)- Alors il n’y a pas de raison que ça change.
Clov – Ca peut finir (Un temps.) Toute la vie les mêmes questions, les mêmes réponses.
Hamm – Prépare-moi. (Clov ne bouge pas.) Va chercher le drap. (Clov ne bouge pas.) Clov.
Clov – Oui.
Hamm – Je ne te donnarais plus rien à manger.
Clov – Alors nous mourrons.
Hamm – Je te donnerai juste assez pour t’empêcher de mourir. Tu auras tout le temps faim.
Clov – Alors nous ne mourrons pas. (Un temps.) Je vais chercher le drap.
Il va vers la porte.
Hamm – Pas la peine. (Clov s’arrête) Je te donnerais un biscuit par jour. (Un temps.) Un biscuit et demi. (Un temps.) Pourquoi restes-tu avec moi ?
Clov – Pourquoi me gardes-tu ?
Hamm – Il n’y a personne d’autre.
Clov – Il n’y a pas d’autre place.
»

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Orgueil et préjugés, Jane Austen

Orgueil et préjugés
Jane Austen, anglaise. // 2000 – 380 pages – Ed. 10/18  // Catégorie – Classique.
Synopsis.
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage : l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett, qui n’est pas riche aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui, encore, l’épousera-t-elle ? Drôle, romanesque, le chef-d’oeuvre de Jane Austen reste tout simplement incontournable ! 
l’avis. 

Un livre dont on m’avait parlé. Un livre que ma voisine de fac lisait en version originale. Un livre que l’on a finit par m’offrir. Il m’a fallut presque un an pour me décider à le lire. Et très franchement, je n’aurais pas dû attendre tout ce temps !

Premier ouvrage de Jane Austen que je lis, et j’ai tout simplement adoré. J’aime son écriture. J’aime sa manière de décrire les comportements, de tourner en ridicule ses personnages. Et justement chez les personnages, tous ont leur lot d’intérêt. Je dois dire que j’ai aussi beaucoup apprécié cette façon de presque trop exagérer certains traits de caractère, comme par exemple avec Mrs. Bennet, ou bien alors la frivole Lydia (ce sont d’ailleurs les deux personnages que j’appréciais le moins dans l’histoire d’un point de vue caractère). Pour mes coups de coeur, et bien sans surprise j’aime les deux héros de l’histoire. Darcy et sa fierté me séduisent, quandt à l’ironie d’Elizabeth j’étais aux anges, toutes les héroïnes devraient pouvoir se permettre les mêmes réflexions qu’elle. Dans les autres personnages, je suis une presque incontionnelle de Mr. Bennet. Associable comme pas deux et privilégiant sans s’en cacher sa fille, j’aime ce parti pris. Ultime personnage qui a su me charmer : Wickham. Je ne l’aime pas pour ses airs de gentleman, pas du tout, mais pour sa fausseté et sa perversité. Comme ça, ça c’est dit.

Sinon au niveau de l’histoire rien à dire. D’accord par moment cela peut paraître long à venir surtout lorsque l’on a tendance à se focaliser sur la relation entre Mr. Darcy et Elizabeth, mais je dois dire que l’écriture de Austen résoud rapidement le problème. Grâce à ce livre j’ai découvert avec plaisir le fonctionnement des « sociétés » à cette époque, c’est assez curieux au départ, mais on s’y fait, puisque que d’une certaine manière il y a de la régularité dans toutes ces coutumes. Même si, le vouevoiement constant m’a interpellé, à la fois c’étaient les moeurs de l’époque. Intéressant donc. Tout comme le fait de faire un petit voyage à travers le pays de Grande-Bretagne. M’enfin ce qui selon moi fait la richesse de ce livre c’est bien ses personnages, après tout sinon pourquoi s’intitulerait-il orgueil et préjugés. J’ai donc simplement apprécié ce livre, au point de vouloir me lancer dans le futur dans une nouvelle lecture de Austen, afin de voir si les qualités que je luis confère pour la description des comportements se confirmeront !

Le livre et son auteur prennent une place de choix dans mon coeur jusqu’à nouvel ordre !

entre les pages.

« C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier, et si peu que l’on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu’il arrive dans une nouvelle résidence, cette est si bien fixée dans l’esprit de ses voisins qu’ils le considèrent sur-le-champ comme la propriété légitime de l’une ou l’autre de leurs filles. »

« Mon caractère. C’est une nouveauté. Je ne sais pas exactement ce qu’il faut comprendre par là, mais ça laisse entendre que je suis une guerrière. Une fille courageuse. Ce n’est pas comme si je n’étais amicale envers personnes. D’accord, je n’aime peut-être pas tous ceux que je rencontre, peut-être que mes sourires sont plus rares que d’autres, mais il y a des gens que j’apprécie.  »

« – Vous avez vraiment trop de scrupules, ma chère. Je suis persuadé que Mr. Bingley serait enchanté de vous voir, et je pourrais vous confier quelques lignes pour l’assurer de mon chaleureux consentement à son mariage avec celle de mes filles qu’il voudra bien choisir. Je crois, toutefois, que je mettrais un mot faveur de ma petite Lizzy.
– Quelle idée ! Lizzy n’a rien de plus que les autres ; elle est beaucoup moins jolie que Jane et n’a pas la vivacité de Lydia.
– Certes, elles n’ont pas grand-chose pour les recommander les unes ni les autres, elles sont sottes et ignorantes comme toutes les jeunes filles. Lizzy, pourtant, a un peu plus d’esprit que ses soeurs.
– Oh ! Mr. Bennet, parler ainsi de ses propres filles ! … Mais vous prenez toujours plaisir à me vexer ; vous n’avez aucune pitié pour mes pauvres nerfs !
– Vous vous trompez, ma chère ! J’ai pour vos nerfs le plus grand respect. Ce sont de vieux amis : voilà plus de vingt ans que je vous entends parler d’eux avec considération.
»

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