Le grimoire maléfique, Béatrice Bottet

Le grimoire maléfique
Béatrice Bottet, française. // 2011 – 341 pages – Ed. Casterman // Catégorie – Jeunesse, Fantastique.
Synopsis.
Il existe un livre maudit, écrit par le diable en personne. Sa couverture est plus noire que la nuit la plus sombre. Les mots y sont écrits en lettres de sang. Ce grimoire maléfique est caché dans une abbaye où des moines le maintiennent prisonnier. S’il en sort un jour, les pires catastrophes pourraient s’abattre sur le monde… 
l’avis. 

Un cadeau de Nöel de la part de ma petite soeur. De la jeunesse fantastique mettant en scène un livre magique, elle s’est forcément dit que cela pourrait me plaire. A dire vrai en lisant le résumé je m’étais dis aussi pourquoi pas. Et bien des mois après la réception du livre, vient la lecture.

D’emblée la manière d’écrire de l’auteure ne m’a pas plu, si bien qu’au départ j’ai lu quelques pages et il a dû rester un mois voire deux sur ma table de chevet avant que je me décide à lire de nouveau. Cela dit ce n’est pas parce que je me suis laissée quelques semaines de réflexion que l’écriture a fini par m’emballer pour autant. Je ne saurais vraiment dire ce qui ne me plait pas, peut-être le choix dans la construction des phrases, il devait y avoir une fluidité que j’ai l’habitude de rencontrer que je n’ai pas retrouvé ici. Soit.
Après le style d’écriture, l’histoire en elle-même. Il y a de l’idée, un respect de l’époque, des messages historiques véhiculés, mais le scénario est assez décevant. Même s’il est vrai que j’aime toujours lorsque l’on suit l’histoire de différents personnages qui n’ont en apparence rien en commun et dont on finit par découvrir le lien au fil de l’avancée de l’histoire. J’ai bien aimé le principe de l’abbaye des moines de Gardefoy, cette société écclésiastique chargée de garder tous objets maléfiques. Pour le coup, je serais bien curieuse de savoir quels ont été les autres artefacts en leur possession.

Pour ce qui est des personnages, pas de surprises. Un méchant ambitieux, au rire sardonique et démoniste raté sur les bords, il est sans nul mon personnage préféré. Attention spoiler. Dommage qu’il ne reste pas jusqu’à la fin. J’ai bien aimé aussi le livre en lui-même lorsqu’il essaye de tenter Jeanne pour qu’elle se serve de lui et qu’ainsi elle vende son âme au diable à travers un pacte verreux. Justement Jeanne m’a bien plus. En fait ce qu’il m’a surtout plu c’est l’histoire avec ses deux soeurs, parce (attention spoiler) Jeanne est une triplée. Trois filles totalement identiques avec comme unique signe de distinction leur couleur de cheveux. C’est certes irréel mais sympathique. Pour ce qui est du héros de l’histoire. Je n’ai l’ai pas aimé. Pas assez en relief pour ma part, malgré qu’il soit le dernier d’une famille nombreuse de nobles et que de ce fait il ne gouvernera jamais. Oh un personnage que j’ai bien aimé, c’est le vieux moine, Ernould, qui dirige l’abbaye. Vulgaire, impatient, cynique, colérique. Attention spoiler. Lui non plus il ne reste pas jusqu’à la fin.

A un moment de ma lecture, le héros (dont j’ai déjà oublié le prénom c’est pour dire combien je n’ai pas accroché à ce personnage) rencontre un viel homme qui lui dit simplement de ne pas perdre espoir dans sa quête de la recherche du grimoire parce que le grimoire au rubis lui a dit. Et là, ça a fait « tilt » dans mon esprit. L’auteure est celle de la saga du Grimoire au Rubis. A l’époque de leur sortie j’avais trouvé les couvertures attrayantes, maintenant que j’ai pu lire un de ses ouvrages je ne sais pas si j’ai très envie de me lancer dedans. J’attendrais encore un peu.

Pour terminer je vais revenir sur le point que j’ai le plus aimé dans livre. Les plans diaboliques qu’élaborent Héribaut Herbert. Son plan est de rendre le monde plus vil tout en lui faisant croire qu’il avance. Une sorte de petite comparaison à l’évolution de notre monde. Un clin d’oeil qui m’a bien fait rire et plaisir entre ces pages pour le peu décevantes.

entre les pages.

« Il fallait à peu près un an pour mettre en oeuvre un maléfice d’envergure, précis comme une mécanique, calculé dans ses moindres détails. « L’Enfer est pavé de bonnes intentions… » Comme c’était drôle, quand on y pensait. a partir d’un immense progrès de l’humanité, il introduirait méthodiquement le miniscule détail qui fausserait tout l’ensemble et conduirait à d’amusantes catastrophes, aussi inévitables que gigantesques.
Il en avait déjà monté et lancé deux, et était en train de mettre le point final à la troisième.
Le première ? Le jeune Geinsflesh – qui se ferait bientôt appeler Gutenberg – n’allait pas tarder à se faire prêter une grosse somme d’argent pour mettre au point une invention dont il avait l’idée: l’imprimerie. On pourrait écrire beaucoup plus vite, avec des caractères mobiles en métal. Finie la bonne vieille écriture à la plume. Hébert laissa éclater un rire homérique. Non seulement Gutenberg se ferait escroquer par son banquier, mais sa belle invention serait à l’origine de bien des horreurs. Les livres répandraient à tout vitesse des doctrines perverses ou absurdes et des modes d’emploi pour traquer les pauvres gens. Il y aurait beaucoup de bûchers d’innocents grâce à l’imprimerie. Le sataniste s’en pourléchait d’avance. Voilà pour commencer.
»

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